Une Yézidie tue le commandant de Daesh qui l’a forcée à l’esclavage sexuel

Une femme irakienne avec un pistolet-mitrailleur Source: Reuters
Une femme irakienne avec un pistolet-mitrailleur

La vengeance en action : une Irakienne s’est vengé du responsable de Daesh qui l’a forcée à l’esclavage sexuel, en le tuant, près de la ville de Mossoul, a annoncé le porte-parole du parti démocratique du Kurdistan Saeed Mamouzini.

Vendredi, cette courageuse femme a tué le haut commandant connu comme «Abou Anas» trois mois après qu’il l’a forcée à se marier avec plusieurs combattants de son unité. L’assassinat s’est produit dans le quartier Tal Roman près de Mossoul, contrôlé par les combattants terroristes.

Pour l’instant, il n’y a pas d’information sur les détails de l’histoire. D’après les médias locaux, elle faisait partie de la minorité des Yézidis.

D’après l’agence d’information ABNA, cette information est apparue seulement quelques jours après qu’un nombre de femmes non-irakiennes ont été transportées à Mossoul en tant qu’esclaves sexuelles sous l’ordre direct du dirigeant de Daesh Abou Bakr al-Baghdadi.

Ce n’est pas la première fois que les femmes montent au créneau contre Daesh. En août, des combattants de Daesh auraient exécuté 15 femmes à Ghazlani, la base militaire près de Mossoul après que les victimes ont refusé de se marier avec des hommes de Daesh. 19 autres femmes ont été tuées à Mossoul pour la même raison en juillet.

Mossoul, la seconde plus grande ville d’Irak est sous le contrôle de Daesh depuis juin 2014. Le groupe terroriste a organisé plusieurs marchés d’esclaves sexuels où l’on vend des femmes capturées le long de l’avancée du groupe terroriste, yézidies chrétiennes et chiites.

En savoir plus : Daesh exécute 19 filles qui refusaient de devenir esclaves sexuelles

Le mois dernier, l’ONU a confirmé l’existence d’une liste tarifaire qui est communiquée aux combattants et autres personnes essayant d’acheter des esclaves sexuels dont les plus jeunes sont âgés de quelques années à peine.

Frustré que les gouvernements de plusieurs pays ne font pas assez pour aider les femmes et les filles forcées à l’esclavage sexuel, un Canadien a lancé une organisation qui a pour cible de rendre les victimes à leurs proches.

«Sauvons-les pendant que nous pouvons. C’est mon message», a déclaré Steve Maman, de l’organisation Liberation of Christian and Yazidi Children of Iraq dans une interview à RT le mois dernier.

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