Piketty et Podemos unis contre l'austérité

Le leader du parti anti-austérité espagnol, Pablo Iglesias (G) et l'économiste français primé, Thomas Piketty (D).© Twitter
Le leader du parti anti-austérité espagnol, Pablo Iglesias (G) et l'économiste français primé, Thomas Piketty (D).

Le leader du parti anti-austérité espagnol Podemos, Pablo Iglesias, s'est entouré du célèbre économiste français Thomas Piketty pour sa campagne contre l'austérité en Europe.

Plus qu'une union, c'est même une collaboration : l'économiste Thomas Piketty, auteur du best-seller «le Capital au XXIème siècle» a été embauché comme conseiller par le parti anti-libéral espagnol. Il va participer à la campagne de son leader, Pablo Iglesias, lors des prochaines élections législatives qui prennent fin en décembre 2015. Les deux hommes vont travailler communément à un «plan intégral de lutte contre la pauvreté», a indiqué Nacho Alvarez, un économiste du parti.

«Nous avons besoin de forces politiques nouvelles pour changer la majorité globale en Europe», a précisé Piketty. Une phrase qui explique son attachement aux leaders émergeant de partis nouveaux, et son hostilité vis-à-vis des institutions européennes. En ligne de mire, notamment, le président français François Hollande, critiqué pour le plan de rigueur imposé à la Grèce et pour sa «politique lâche» qui ferait, d'après Iglesias, le jeu du Front National.

À l'inverse, les deux hommes tendent la main vers les forces anti-austérité en Europe. «Nous avons soutenu Jeremy Corbyn en espérant qu'il gagne les primaires du Labour en Grande-Bretagne», indique Piketty qui continue de soutenir l'ancien Premier ministre grec Alexis Tsipras. «Nous voulons nous asseoir avec tout le monde», renchérit Iglesia, «en particulier ceux qui viennent de la famille socialiste et qui ne sont pas d'accord avec les orientations de cette famille ces dernières années».

À trois mois des élections législatives, qui doivent décider du prochain Premier ministre espagnol, le leader de Podemos se déclare «optimiste» et affirme vouloir «gagner les élections». Son parti est pour le moment crédité de 15% des intentions de vote au niveau national, derrière le Parti populaire de l'actuel chef du gouvernement Mariano Rajoy (droite, 28%) et le Parti socialiste espagnol (gauche, 24,9%).

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