Face aux pressions, une TV ukrainienne annule un programme commun avec une chaîne russe

Face aux pressions, une TV ukrainienne annule un programme commun avec une chaîne russe© Stringer Source: Sputnik
Manifestation devant le siège de NewsOne à Kiev.

Après avoir subi de nombreuses pressions politiques et reçu des menaces à l'encontre de ses journalistes, la chaîne ukrainienne NewsOne a brutalement annulé un projet de collaboration avec Rossiya 1, canal le plus suivi de Russie.

Fruit d'une collaboration entre la chaîne ukrainienne NewsOne et le canal public russe Rossiya 1, le programme «apolitique» de discussion entre Ukrainiens et Russes baptisé «Il faut qu'on parle» devait être diffusé le 12 juillet. Mais la pression et les menaces ont eu raison de l’initiative, annoncée comme s'inscrivant dans une logique d’apaisement entre les deux pays. 

Le 8 juillet, la chaîne ukrainienne a en effet expliqué dans un communiqué qu'elle renonçait à diffuser l'émission, pointant une atmosphère d'«intimidation directe» et de «pression» sur ses journalistes. Avant cette déclaration, des dizaines de manifestants, principalement des nationalistes ukrainiens, s'étaient réunis devant les locaux de la chaîne en scandant des slogans antirusses.

Face aux pressions, une TV ukrainienne annule un programme commun avec une chaîne russe© Stringer Source: Sputnik
Manifestants devant le siège de NewsOne à Kiev, le 8 juillet 2019.

La chaîne de télévision a par ailleurs dénoncé de nombreuses menaces de violences dirigées contre ses journalistes et leurs familles. 

Face aux pressions, une TV ukrainienne annule un programme commun avec une chaîne russe© Stringer Source: Sputnik
Manifestants devant le siège de NewsOne à Kiev, le 8 juillet 2019.

La chaîne, qui déclare vouloir «la paix en Ukraine», a par ailleurs déploré l'existence dans le pays des forces représentant «le parti de la guerre». Le président fraîchement élu Volodymyr Zelensky, russophone d'origine, avait décrit le programme comme un «coup de com' bon marché mais dangereux», séparant le pays en deux camps. Le service de renseignement ukrainien, le SBU, a par ailleurs pris pour cible la chaîne de télévision, appelant les autorités du pays à la sanctionner pour avoir supposément apporté une aide à un «pays agresseur» dans une «campagne de propagande» anti-ukrainienne.

Le service s'est par ailleurs joint au Procureur général dans le cadre d'une enquête pour «trahison», et a procédé à l'audition des dirigeants de la chaîne. De son côté, la chaîne Rossiya 1, la plus regardée en Russie, a déclaré qu'il n'y avait pas de raison d'annuler la diffusion et a décidé ne pas commenter la décision de son partenaire ukrainien. 

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