Avec seulement neuf donneurs, la pénurie de sperme guette la Grande-Bretagne

Avec seulement neuf donneurs, la pénurie de sperme guette la Grande-Bretagne Source: Reuters
La Banque de sperme de Grande-Bretagne n'a reçu, depuis un an, que neuf donneurs.

Un an après son ouverture, la Banque de sperme de Grande-Bretagne, pourtant subventionnée par l'Etat, peine à trouver des donneurs. Elle s'apprête à lancer une campagne de publicité pour flatter l'ego des hommes.

Dans toute l'Angleterre, ils ne sont que neuf. Neuf donneurs de sperme pour un pays de 63 millions d'habitants. C'est le constat fait par Laura Witjens, la responsable de la Banque nationale du sperme britannique, qui déplore qu'un an après l'ouverture de cette dernière, seulement neuf hommes ont donné leur sperme.

Mais au delà constat qui peut paraître trivial, la situation inquiète les autorités, qui ont subventionné la banque de sperme à hauteur de 100 000 euros. Car avec ces neuf donneurs, la Banque nationale du sperme de Grande-Bretagne ne peut aider que 90 familles.

Une situation qui incite l'organisme à changer de stratégie. Très prochainement, un campagne de communication va être lancée, avec pour objectif de flatter l'ego des hommes, comme cela est actuellement fait au Danemark, qui ne manque pas de volontaires. «Leurs exportations, disent les Danois, ce sont la bière, les Lego... et le sperme. C'est un motif de fierté», explique Laura Witjens. «Alors si en Grande-Bretagne nous affichons "Messieurs, prouvez votre valeur, montrez à quel point vous êtes bons", j'aurais des centaines de donneurs», estime Laura Witjens.

Autre option pour combler cette pénurie de donneur : l'argent. Les donneurs reçoivent actuellement une prime de 35 livres (48 euros) par don. Va-t-on alors, vers une hausse de la rétribution ? Pour Laura Witjens, cette solution n'est pas la bonne. «Nous aurions certes davantage de donneurs en payant 50 ou 100 livres par don. Mais l'argent corrompt... si vous savez que vous pouvez vous faire 200 livres par semaines pendant quatre mois, vous pouvez être tenté de dissimuler des informations sur votre santé», estime Laura Witjens. 

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