Déconvenue en macronie : Loiseau renonce à prendre la tête du groupe centriste au Parlement européen

- Avec AFP

Déconvenue en macronie : Loiseau renonce à prendre la tête du groupe centriste au Parlement européen© Vincent Kessler Source: Reuters
Nathalie Loiseau ne représentera pas les centristes européens (image d'illustration).

La Française Nathalie Loiseau, chef de file des eurodéputés macronistes, a renoncé à briguer la présidence du groupe politique qui réunira les forces politiques centristes au sein du Parlement européen, a fait savoir son entourage.

Nathalie Loiseau ne sera pas chef de file des eurodéputés centristes au Parlement européen. Ce retrait est la conséquence de remous suscités par les vives critiques émises par Nathalie Loiseau à l'égard de ses alliés européens. L'ancien ministre française «a fait un choix en responsabilité pour s'assurer que la délégation Renaissance aura les postes qui permettront d'avoir la plus grande influence», assure toutefois un membre de son équipe.

Obtenir la présidence aurait en effet nécessité de renoncer à d'autres responsabilités importantes, comme des présidences de commissions parlementaires au sein du nouveau Parlement, dont la session constitutive aura lieu le 2 juillet. Reste que ce retrait est une réelle déconvenue pour le clan Macron sur la scène européenne, qui compliquera considérablement les efforts du président français pour peser face aux Allemands.

La liste pro-Macron menée aux élections européennes par Nathalie Loiseau a remporté 21 sièges, ce qui en fait la plus importante délégation du groupe politique «Renew Europe», bâti sur les fondations de l'Alliance des libéraux et démocrates pour l'Europe (ALDE), un groupe promouvant le libéralisme économique et le fédéralisme. Ce groupe aura un rôle charnière au Parlement européen, où il sera le troisième derrière celui des conservateurs du Parti Populaire européen (PPE, droite) et des Sociaux-démocrates (S&D). Et les nouveaux arrivants français comptent bien y jouer les premiers rôles.

Les macronistes avaient obtenu cette semaine une victoire symbolique en obtenant que le mot «libéral», trop connoté en France, disparaisse dans la nouvelle dénomination du groupe. Or, la volonté de Nathalie Loiseau d'en prendre la présidence se heurtait à des résistances de la part d'autres délégations, qui ont pris de la vigueur après des fuites de propos qu'elle a tenus lors d'un entretien off avec des journalistes à Bruxelles.

Ses critiques envers le candidat du PPE à la présidence de la Commission, Manfred Weber, qualifié d'«ectoplasme», mais surtout envers des membres de l'ALDE, étaient censées ne pas être publiées, ou en tout cas sans attribution, mais elles ont été rapportées dans le quotidien belge Le Soir, puis dans plusieurs autres journaux, suscitant une controverse qui lui aura été défavorable.

Lire aussi : Elections municipales : l’appel des maires de droite à rejoindre Emmanuel Macron

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»