Les photos poignantes d’un réfugié syrien avec sa fille dans les bras récoltent 100 000 euros

Les photos poignantes d’un réfugié syrien avec sa fille dans les bras récoltent 100 000 euros
Attar en train de vendre des stylos alors que sa fille dort dans ses bras

Une campagne en ligne lancée par un activiste basé en Norvège a recueilli plus de 100 000 euros pour venir en aide à un réfugié suite à l’apparition en ligne de photos de cet homme de vendant des stylos dans les rues de Beyrouth.

Le fondateur de Conflict News Gissur Simonarson a diffusé jeudi sur les réseaux sociaux les photos d’une petite fille dans les bras de son père, afin de communiquer sur la détresse des réfugiés qui continuent d’affluer. Simonarson, qui est d’origine islandaise, a été submergé par les dons à destination d’Abdul Halim Attar, père célibataire de deux enfants du camp de réfugié de Yarmouk, situé non loin de Damas.

Les images montrent Attar en train de vendre des stylos dans la capitale libanaise Beyrouth alors que sa fille de 4 ans dort dans ses bras.

Simonarson a contacté des activistes locaux, puis localisé l’homme des photos et lancé une campagne via son compte Twitter, avec le hashtag #BuyPens. «Au bout de 30 minutes, on m’a dirigé vers un homme qui vivait tout près de l’endroit où il vendait habituellement ses stylos», a souligné Simonarson dans une interview à Star.

Au début, l’objectif consistait à recueillir 5 000 dollars (4 400 euros), mais bientôt la somme a dépassé presque 60 000 euros en 24 heures, à l’heure actuelle le montant récolté s’élève à 102 754 euros.

Les deux enfants d’Attar, neuf et quatre ans, vivent dans des conditions terribles à Beyrouth, a fait savoir l’activiste local Carol Malouf qui a visité la maison de cette petite famille vendredi.

Ce père dévoué veut utiliser l’argent recueilli pour élever ses enfants et aider les autres syriens. «Il est tout simplement bouleversé. Il s’est mis à pleurer, touché par ce qui s’est passé», a dit Simonarson, décrivant la réaction d’Attar à cette vague de générosité. «Il a dit «je ne veux pas tout cet argent, je veux simplement que mes enfants soient éduqués et aider les autre réfugiés syriens».

Le processus de transfert de l’argent vers les familles syriens est en ce moment en cours.

«Cela fait plaisir de voir les gens s’unir et influencer favorablement la vie d’une autre personne», a expliqué Simonarson. «Toutes les histoires sur les syriens qu’on voit aux informations sont presque toutes négatives. Nous les voyons se noyer en Méditerranée. Nous voyons qu’ils sont maltraités dans les pays où ils arrivent. Le soutien à cette campagne est extrêmement positif».

Au 25 août, près de 1,1 million de réfugiés syriens se trouvent au Liban, 70% d’entre eux vivant en dessous du seuil de pauvreté.

Cette campagne a été lancée dans un contexte particulièrement meurtrier, des dizaines de réfugiés de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan mourant en grand nombre lors de leur voyage vers l’Europe. Plus tôt dans la semaine, 71 migrants ont été retrouvés morts asphyxiés dans un camion sur un parking dans l'Est de l'Autriche.

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