Des Américains se marient à Tchernobyl pour que le monde n’oublie jamais ce qui s’y est passé

Des Américains se marient à Tchernobyl © Capture d'écran d'une vidéo de la compagnie EXPLORING THE ZONE
Des Américains se marient à Tchernobyl

Tchernobyl est une destination qui a la cote pour certaines catégories de touristes mais qui n’est pas franchement romantique. Cela n’a pas empêché un vidéographe américain de s’y marier pour faire plaisir à sa femme.

Au cours de ces cinq dernières années, Philip Grossman a travaillé sur un documentaire qu’il a réalisé sur Tchernobyl et pour que l’on n’oublie jamais que s’est là que c’est produite la pire catastrophe nucléaire de l’histoire de l’humanité.

«C’est ma femme qui a eu cette idée. Elle n’a jamais voulu faire de grand mariage. Quand ses amis lui ont suggéré de se marier à l’étranger pour que moins de personnes acceptent l’invitation. Elle a réfléchi un instant avant de se tourner vers moi et de me dire : on devrait se marier à Tchernobyl», a déclaré Philip Grossman.

Mariage à Tchernobyl, la vidéo de la compagnie EXPLORING THE ZONE

«Et lorsque finalement nous sommes arrivés à Tchernobyl, les responsables orthodoxes ne nous ont pas laissé le faire parce qu’aucun de nous deux n’était chrétien orthodoxe. Mais heureusement un autre prêtre a accepté de célébrer notre mariage. Ce fut une petite cérémonie très intime, très belle et ensuite on fait quelques images pour que nos parents puissent voir ce que nous avions fait», a-t-il poursuivi.

La catastrophe nucléaire de Tchernobyl reste le pire accident nucléaire dans l’histoire de l’humanité. Le site de la catastrophe est entouré d’une zone d’exclusion de 30 kilomètres et l’intérieur du réacteur abrite toujours au moins 200 tonnes de matériaux radioactifs. Selon les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 5 000 enfants ont souffert d’un cancer de la thyroïde dans cette zone radioactive.

Tchernobyl
Tchernobyl

Pour cette raison, Philip Grossman insiste sur le fait que les gens ne doivent jamais oublier ce qui s’y est passé.

«Je n’ai jamais, ne serait-ce qu’une fois, eu peur ou été effrayé d’y aller en raison de ce qui s’y est passé. Pour moi, la récompense c’est de pouvoir montrer et de documenter ce qui s’est passé là-bas depuis l’accident et ce qui m’a le plus frappé tout au long de cette visite, c’est simplement le degré de décrépitude de cette région, ses bâtiments tombent en lambeaux, et qu’à un moment donné dans l’histoire cette région aura disparu. Je veux être sûr qu’on n’oublie pas ce qui s’est passé et les conséquences que cela a eu sur la vie des gens», a-t-il encore précisé. 

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