Selon Hillary Clinton, Bill n'a pas abusé de son pouvoir sur Monica Lewinsky

Selon Hillary Clinton, Bill n'a pas abusé de son pouvoir sur Monica Lewinsky © Angela Weiss Source: AFP
Hillary Clinton en juin 2017.

Interrogée sur un éventuel abus de pouvoir de son époux dans l'affaire Lewinsky, à l'endroit de sa stagiaire avec laquelle il avait entretenu des rapports sexuels, Hillary Clinton a sèchement répliqué : «C'était une adulte.»

Comme Monica Lewinsky était adulte à l’époque de sa liaison avec Bill Clinton, l’ancien président des Etats-Unis doit-il être absout de toute culpabilité ? Hillary Clinton, une épouse qui a toujours défendu son conjoint, semble en tout cas l'avoir suggéré lors d'une émission télévisée.

Et même si la liaison est avérée, Hillary Clinton estime aujourd'hui encore que son époux n’a rien à se reprocher. La candidate malheureuse aux élections américaines en 2016 s’est vu poser une question le 14 octobre par le correspondant de CBS News Tony Dokoupil, à propos de cette sulfureuse histoire de sexe à la Maison Blanche survenue entre 1995 et 1997.

Lorsque le journaliste lui a demandé si son époux aurait dû quitter ses fonctions de président, elle a répliqué, formelle : «Certainement pas.» Tony Dokoupil a alors insisté sur ce point, estimant qu'une une telle affaire pouvait être considérée comme un abus de pouvoir. Il a expliqué que certains estimaient qu’une relation entre un président et une stagiaire ne pouvait être consensuelle puisqu'elle est déséquilibrée. Stagiaire «...qui était une adulte», a interrompu l'ancienne candidate démocrate. 

Hillary Clinton, a alors brutalement changé de sujet en menant une contre-attaque sur les politiques actuellement accusés d’agressions sexuelles, qu’elle a estimés très peu contrariés par la justice. A commencer par Donald Trump, sur qui pèsent de nombreuses allégations. Selon elle, les démocrates pensent en grande majorité que l'actuel président devrait être destitué. Elle a trouvé très surprenant qu’à l’ère de #Metoo, alors que des inconduites sexuelles ou des allégations se retournaient contre des hommes puissants, Donald Trump ne soit nullement inquiété. Elle a relevé qu'au moins 19 femmes l’avaient accusé mais qu'il continuait à nier et rejeter les allégations, accusant parfois les femmes d’être payées par ses ennemis politiques.

Pourtant, le passé de Bill Clinton n’est pas hanté que par l’affaire Monica Lewinsky. Quatre autres femmes l’ont accusé entre les années 70 et 90 d'avoir eu un comportement plus que déplacé à leur égard. Hillary Clinton a estimé que le cas de son époux était différent car des enquêtes approfondies avaient été menées. La longueur et la minutie de ces procédures étaient selon elle sans commune mesure avec les investigations actuelles.

La candidate malheureuse à la Maison Blanche appliquerait-elle à deux poids deux mesures ? C'est ce que lui a reproché l'une des accusatrices de son époux, Juanita Broaddrick, une femme qui prétend avoir été violée par l'ancien président démocrate. Elle a traité Hillary Clinton de «menteuse hypocrite» à la suite de ses propos. Juanita Broaddrick a mis en ligne une pétition pour lancer une «enquête fédérale sur les crimes sexuels commis par Bill Clinton». Son initiative n'a recueilli que 35 000 signatures, 65 000 de moins que le nombre nécessaire de signatures pour être considérée par la Maison Blanche.

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