Sergueï Skripal est un «traître à la patrie» doublé d'une «ordure», selon Vladimir Poutine

Sergueï Skripal est un «traître à la patrie» doublé d'une «ordure», selon Vladimir Poutine
Vladimir Poutine et Sergueï Skripal.

Assurant que l'ancien agent double Sergueï Skripal continuait de collaborer avec les services secrets occidentaux, le président russe Vladimir Poutine a eu des mots très durs à son encontre, estimant qu'il s'agissait d'un «traître à la patrie».

A l'occasion d'un forum consacré à l'énergie à Moscou le 3 octobre, le président russe Vladimir Poutine a donné son point de vue sur Sergueï Skripal, l'ancien agent double russe qui aurait été empoisonné avec sa fille Ioulia à Salisbury (Royaume-Uni ) en mars dernier.

C'est simplement un espion. Ce Skripal n'est qu'un traître. Il a été pris et puni, il a passé cinq ans en prison

«Je suis l'actualité, je vois que vos collègues promeuvent l'idée selon laquelle monsieur Skripal serait même un défenseur des droits de l'Homme», a lancé le chef d'Etat à l'adresse de la presse. «C'est simplement un espion. Ce Skripal n'est qu'un traître. Il a été pris et puni, il a passé cinq ans en prison. Nous l'avons libéré, il est parti [en Grande-Bretagne] et a continué de collaborer avec des services secrets et de les conseiller», a poursuivi le président russe, qualifiant l'ancien agent double d'«ordure».

Vladimir Poutine a par ailleurs déploré que toute une campagne de presse ait été montée autour de l'affaire. Depuis le départ, sans avoir apporté de preuve pour étayer son accusation, Londres estime que Moscou est à l'origine de l'attaque. Une accusation qui a engendré une grave crise diplomatique entre le Kremlin et les Occidentaux, avec notamment l'expulsion de diplomates de part et d'autre. La Fédération de Russie a quant à elle toujours nié toute implication dans cette affaire.

Début septembre, Londres a soutenu que l'attaque avait été perpétrée par deux «agents» du service de renseignement militaire russe (GRU), identifiés par la police britannique comme étant les ressortissants russes Alexandre Petrov et Rouslan Bochirov. Dans une interview accordée à la rédactrice en chef monde de RT, Margarita Simonian, et diffusée le 13 septembre, Alexandre Petrov et Rouslan Bochirov ont assuré ne pas être des agents du GRU et dit craindre pour leur vie. En marge du Forum économique oriental qui s'est tenu à Vladivostok le 12 septembre, le président russe Vladimir Poutine avait également affirmé que Moscou avait identifié les suspects pointés du doigt par Londres et qu'il s'agissait de civils.

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