A défaut de naviguer en eaux russes, les Mistral vont-ils voguer vers l'Egypte ou l'Arabie saoudite?

François Hollande et le roi Salmane d'Arabie Saoudite (capture image officielle)
François Hollande et le roi Salmane d'Arabie Saoudite (capture image officielle)

Cette hypothèse d'un rachat des navires a en tout cas été sous-entendue par plusieurs sources diplomatiques françaises. François Hollande, en déplacement au Caire, s'est contenté d'indiquer que les deux Mistral trouveront preneur.

Selon le Président de la République, la France n'aurait aucune difficulté à revendre les bateaux. Il a ainsi précisé qu'ils «suscitent une certaine demande de la part de beaucoup de pays, et il n’y aura aucune difficulté pour trouver preneur».

Le Monde s'est fait plus précis et avance l'hypothèse d'une vente qui pourrait se faire dans des délais assez courts. Le journal du soir cite ainsi une source officielle française qui explique : «L’Egypte et l’Arabie saoudite sont prêts à tout pour acheter les deux Mistral».

L'hypothèse saoudienne semble même se préciser puisque toujours selon cette même source citée par Le Monde, «Le roi Salman d’Arabie saoudite veut constituer une flotte digne de ce nom en Egypte, qui pourrait avoir une force de projection régionale, en mer Rouge et en Méditerranée».

La France a noué avec ces deux pays des relations privilégiées qui pourraient expliquer cette potentielle revente.

Ainsi, François Hollande vient tout juste d'être l'hôte du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi à l'inauguration en grande pompe de la seconde voie du canal de Suez. A cet occasion, François Hollande a réaffirmé à cette occasion sa volonté de «donner à l’Egypte les moyens d’agir, et aussi à la France les moyens d’être protégée» et a indiqué vouloir renforcer la coopération entre les deux pays.

Cependant, selon le député Thierry Mariani, interviewé par RT France, « il faudrait aujourd'hui rééquiper complètement les navires pour les rendre vendables». Selon lui, les navires ont été conçus pour naviguer en eaux froides. Des pays avec des eaux plus chaudes comme justement ces deux acheteurs potentiels ne pourront pas l'acheter en l'état. Autre exemple, ces navires disposent d'un immense pont chauffant, tout le câblage et la conception des réseaux informatiques et ont été rendus compatibles avec le système russe. 

En savoir plus: Mistral, «une bien mauvaise affaire pour le contribuable et pour l'indépendance nationale»

Une adaptation des navires qui risque de coûter de «150 à 200 millions, selon le député auxquels vont s'ajouter les frais d’entretiens des navires qui s'élève à un million d’euros par mois.

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