Une manifestation pro-Kadhafi dispersée avec des pierres et des tirs à Benghazi

Des manifestants pro-Kadhafi à Benghazi, Source : capture d'écran, compte Twitter @WatanNews
Des manifestants pro-Kadhafi à Benghazi, Source : capture d'écran, compte Twitter @WatanNews

Des milices ont lancé des pierres et ont ouvert le feu contre quelques dizaines de sympathisants au régime de Mouammar Kadhafi, rassemblés pour réclamer la libération des fils de l’ex dirigeant libyen et dénoncer le chaos qui règne dans le pays.

«Dieu, Mouammar et la Libye!», ont scandé les membres d’un petit groupe brandissant des vieux drapeaux libyens en mémoire de l’ancien dirigeant libyen dont le régime a été renversé et dont son dirigeant a été tué suite à l’intervention militaire occidentale et de l’OTAN en 2011.

Cette manifestation de faible ampleur a pourtant soulevé l’ire des habitants et des paramilitaires de la seconde plus grande ville du pays, qui a été au cœur des combats entre les islamistes et un gouvernement assiégé depuis l’année dernière. Dès les premiers coups de feu, les manifestants se sont dispersés, sans qu’aucune information sur d’éventuels blessés n’a été rapportée.

Alors que la Libye souhaite rétablir la paix, la stabilité et le pouvoir centralisé quatre ans après la mort de Kadhafi, le destin de plusieurs de ses fils ne tient qu’à un fil.

La foule rassemblée a demandé la libération du fils de Mouammar Kadhafi, Saïf al-Islam, depuis 2011aux mains d’une tribu locale dans la région montagneuse de Zintan. Un tribunal de Tripoli contrôlé par la coalition de milices islamistes Fajr Libya a condamné Saïf al-Islam la semaine dernière pour «crimes de guerre et répression de manifestations pacifiques». Cette cour n’est pas compétente pour appliquer un tel jugement.

Cependant, Fajr Libya détient Saadi Kadhafi, fils cadet de l’ancien dirigeant et ex-joueur professionnel de football. Plus tôt dans le mois, une vidéo a été publiée, dans laquelle on voit un prisonnier, supposément Saadi, auquel on assène des coups de barre de fer sur les pieds. Des associations de défense des droits de l’homme ont dénoncé les mauvais traitements subis par les deux frères.

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