Un groupe de djihadistes démantelé aux Émirats Arabes Unis

Les 41 suspects doivent être déférés devant la Cour suprême émiratie© Twitter
Les 41 suspects doivent être déférés devant la Cour suprême émiratie

41 suspects passent devant la justice émiratie, dimanche 2 août. Ils sont soupçonnés d'avoir fomenté des attentats dans le but de renverser le pouvoir et d'instaurer un «califat».

S'ils ne sont pas officiellement associés à l’État Islamique (EI) ou à Al Qaïda, les méthodes du groupe radical démantelé aux Émirats Arabes Unis ressemblent à celles des deux organisations terroristes sunnites. À l'image de l'EI, ils avaient le projet de renverser le pouvoir émirati afin de créer un califat dans le pays – ce que Daesh cherche à faire en Irak et en Syrie. Tout comme les deux groupes djihadistes, ils étaient adeptes du «takfir», une idéologie qui qualifient d'infidèles tous ceux, musulmans ou non, qui ne partagent pas les croyances extrémistes du groupe.

Les 41 membres du «Groupe de Jeunes d'Al-Manara», comme ils s'auto-qualifient, doivent être déférés devant la justice. D'après le procureur général en charge de cette affaire, certains émiratis partageraient le banc des accusés avoir d'autres nationalités qui n'ont pas été précisées. Après avoir qualifier le «takfir» d'«idéologie terroriste et extrémiste», le procureur général a annoncé que l'organisation avait projeté de «commettre des attentats aux Émirats» dans le but de «s'emparer du pouvoir et y établir un califat». Il n'a pas précisé si cette volonté signifiait une appartenance du groupe à l'EI, mais a indiqué que les djihadistes étaient «en contact avec des organisations terroristes étrangères […] pour les aider à réaliser leurs desseins».

D'après les premiers éléments d'enquête, le groupe s'était équipé d'une «hiérarchie», avec un chef et un adjoint. Sous cette tête pensante, des comités se répartissaient des tâches telles que le recrutement des jeunes émiraties, le maniement des armes, la fabrication d'explosifs ou encore la propagande extrémiste.

Ces arrestation ont lieu alors que les Émirats Arabes Unis viennent de mettre en place une nouvelle législation pour faire face au terrorisme. Ce nouveau texte prévoit de sévères peines de prison, allant jusqu'à la peine de mort, dans le cas des crimes dit de «haine religieuse». Une législation rendue publique au lendemain de l'exécution d'une femme émiratie qui avait assassiné une enseignante américaine, armée d'un couteau de cuisine, en s'inspirant des groupes djihadistes. Très impliqué dans la lutte contre le terrorisme – ils ont lancé, en coopération avec les États-Unis, un centre chargé de contrer la propagande de l'EI – les Émirats Arabes Unis ne connaissent que très peu de risques d'attaques sur leur propre sol, tout comme les autres grandes monarchie pétrolière de la région : Arabie Saoudite, Koweït, Oman, le Quatar ou encore Barheïn.

En savoir plus : Koweït, démantèlement d'une cellule de Daesh

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