Poutine : la Russie ne se retirera pas de Syrie avant d'avoir assuré ses «intérêts vitaux»

Poutine : la Russie ne se retirera pas de Syrie avant d'avoir assuré ses «intérêts vitaux»
Photo ©Ali Hashisho/Reuters

S'exprimant dans le cadre de sa session annuelle de questions-réponses en direct avec les Russes, le président a précisé que si les forces armées russes restaient en Syrie, les installations militaires n'avaient pas vocation à être permanentes.

Répondant en direct aux questions des Russes ce 7 juin 2018, Vladimir Poutine a évoqué les perspectives de la présence militaire russe en Syrie. «Nos militaires se trouvent dans cette région pour assurer les intérêts vitaux de la Russie», a déclaré Vladimir Poutine évoquant le conflit en Syrie, ajoutant que 90 % du territoire syrien était sous contrôle des forces syriennes et russes. «Pour l'instant nous n'envisageons pas de retirer ces unités», a-t-il souligné. «Elles resteront jusqu'à ce que [...] nos obligations internationales soient accomplies», a encore précisé le président russe, faisant référence au fait que la Russie est intervenue fin 2015 en Syrie, à la demande expresse et souveraine de Damas.

Vladimir Poutine a en outre souligné qu'en Syrie, les groupes armés terroristes avaient pu être concentré en une seule et même région. «Mieux vaut les combattre là qu'en Russie», a-t-il estimé, alors que l'extension maximale de Daesh en Syrie, en 2014 et 2015, pouvait constituer une menace, à terme, pour le sud de la Russie.

«La Syrie n'est pas un terrain d'entraînement militaire» pour la Russie

Pour autant, d'après le président russe, la Russie n'a pas vocation a maintenir une présence, à terme, en Syrie. «Nous ne construisons pas des installations à long terme», a toutefois précisé le président russe. «La Syrie n'est pas un terrain d'entraînement militaire», a-t-il ajouté.

Tout ceci nous a permis d'avancer dans la voie de la modernisation de nos forces armées

Nécessité faisant loi, Vladimir Poutine a toutefois relevé l'importance du conflit syrien pour l'armée russe. «Nous avons fait passer par la Syrie un nombre assez important d'officiers et de généraux», a-t-il expliqué, ajoutant : «Et ils ont compris ce qu'était un conflit moderne». «Tout ceci nous a permis d'avancer dans la voie de la modernisation de nos forces armées», a estimé le chef d'Etat.

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