L'Ukraine suspend l'accrédiation d'une journaliste britannique pour avoir «soutenu» les rebelles

L'Ukraine suspend l'accrédiation d'une journaliste britannique pour avoir «soutenu» les rebelles© Capture d'écran
Kitty Logan

Les services de sécurité ukrainiens ont annulé l'accréditation de la journaliste britannique Kitty Logan accusée d'avoir encouragé les rebelles de la République Populaire autoproclamée de Lougansk à tirer sur les positions de l'armée ukrainienne.

La journaliste s'est défendue via son compte Twitter en assurant qu'en tant que journaliste intègre au point de vue neutre, la seule «détente sur laquelle [elle] pourrait demander d'appuyer est celle de [son] appareil photo» et qu'en aucun cas elle n'avait demandé à qui que ce soit de faire feu :

Ce n'est pas la première fois que les autorités ukrainiennes renvoient des journalistes dont le point de vue ne correspond pas pleinement à celui de Kiev.

En mai dernier, le journaliste italien Franco Fracassi qui se rendait en Ukraine pour les commémorations de la tragédie d'Odessa qui avait fait 48 morts brûlés vifs dans un immeuble en flammes en mai 2014, s'était vu arrêter à Kiev et renvoyer en Italie.

Fracassi était un des premiers journalistes à avoir fait un compte rendu détaillé du massacre d'Odessa, accusant ouvertement les ultra-nationalistes ukrainiens.

Selon la militante italienne des droits de l'homme Svetlana Wilke, à la demande de savoir pourquoi Fracassi était renvoyé en Italie, les autorités locales avaient répondu «Nous n'aimons pas ce qu'il écrit».

Début janvier 2015, Elizaveta Khramtsova et Natalia Kalycheva, deux journalistes du portail d'information russe Lifenews s'étaient vues reconduire à la frontière avec interdiction de se rendre sur le territoire ukrainien pour une durée de 5 ans.

Les aurorités craignaient que le travail des deux journalistes puisse «nuire à la sécurité de l'Ukraine et à son integrité territoriale».

En Novembre 2014, l'Ukraine avait établit une «liste noire» interdisant l'accès à son territoire à 83 journalistes russes, parmi lesquels se trouvaient des employés de plusieurs chaînes télévision et de radio tels que RT, Russie24, Lifenews, NTV et REN TV, «L'Echo de Moscou», «Maïak» et «Vesti FM».

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»