Fusillade à Liège : ce que l'on sait de l'assaillant Benjamin Herman

Fusillade à Liège : ce que l'on sait de l'assaillant Benjamin Herman© François Lenoir Source: Reuters
Des officiers de police sur le lieu de la fusillade à Liège en Belgique le 29 mai 2018. (image d'illustration)

En permission de sortie de la prison où il était incarcéré pour des faits de droit commun, Benjamin Herman, né en 1987, a abattu trois personnes par balles, dont deux policières à Liège. Il aurait crié «Allah Akbar» et évoqué la Syrie.

L'assaillant, vêtu d'une casquette noire, d'un haut noir et d'une sacoche, qui a tué par balles trois personnes dont deux policières ce 29 mai à Liège, en Belgique, est un homme de 31 ans qui se nomme Benjamin Herman. En permission du centre pénitentiaire de Lantin, en banlieue de Liège, il a pris en filature deux policières, employées de la police locale, avant de les attaquer par derrière à coups de couteau.

Selon le procureur du roi à Liège, Philippe Dulieu, une fois les deux femmes à terre, l'homme a réussi à se saisir de l'arme de service de l'une d'entre elles. C'est à l'aide de cette arme qu'il les a ensuite exécutées.

«Il est clair que l'objectif de l'assassin était de s'en prendre à la police», a déclaré Christian Beaupere.

Après avoir pris la fuite, Benjamin Herman a également tué un homme âgé de 22 ans, passager d'un véhicule en stationnement. Dans un deuxième temps, il a pris en otage dans les locaux du collège-lycée Léonie de Waha un membre du personnel. Alors qu'il échangeait des coups de feu avec plusieurs membres du peloton antibanditisme, qu'il a blessés aux jambes, il a été abattu de plusieurs balles.

Benjamin Herman, qui a effectué plusieurs séjours en prison, aurait crié «Allah Akbar» et évoqué la Syrie, selon les propos d'une femme témoin de la fusillade, confirmant des informations de la police rapportées par des médias belges. Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon a fait savoir ce 30 mai que Benjamin Herman avait également tué à coups de marteau le 28 mai au soir son complice dans le braquage d'une bijouterie.

Originaire de Rochefort, à une heure de Liège, il avait bénéficié ce 28 mai d'une autorisation de sortie d'une journée du centre pénitentiaire de Lantin afin de se rendre à un rendez-vous pour préparer sa réinsertion, selon la RTBF. Il était censé retourner dans la prison de Lantin le soir même, ce qui n'a pas été le cas. Sa disparition avait alors été signalée. 

Benjamin Herman aurait multiplié les séjours en prison pour des faits de vols, de dégradations de biens publics et de petits trafics de drogue, selon La Libre, qui révèle également qu'il a été décrit par d'autre prisonniers de Lantin comme quelqu'un de «marginal et violent». Benjamin Herman était connu comme étant radicalisé et était fiché à la Sûreté de l'Etat depuis 2017, selon plusieurs médias belges.

Selon Paris Match, un coran et un tapis de prière ont été retrouvés dans sa cellule.

Le dossier a été confiée à un juge d’instruction antiterroriste car «des éléments vont dans la direction d’un acte terroriste», a justifié à l’AFP Eric Van Der Sypt, porte-parole du parquet fédéral.

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