Une invasion de criquets déferle sur plusieurs régions de Russie

Un criquet dans le sud de la Russie, capture d'écran du compte twitter @5MINUTinfo
Un criquet dans le sud de la Russie, capture d'écran du compte twitter @5MINUTinfo

C’est une réelle catastrophe, une véritable armée de criquets ravage tout sur son passage, détruisant des milliers d’hectares de culture sur son chemin. La Bachkirie et la région d’Orenbourg sont les plus touchées.

Les criquets sont partout, ils foisonnent dans les hautes herbes, s’agglutinent aux arbres et arbrisseaux et envahissent les chemins de campagne. Cette armée brune a envahie un territoire comparable à celui de certains Etats européens –300 kilomètres carrés par exemple dans la région d’Astrakhan. Des hordes voraces, dont le nombre se compte en millions, avancent rapidement et menacent de détruire tous les végétaux qu’ils rencontrent, dont les champs et potagers des habitants des zones concernées.

Le premier but des équipes d’intervention est d’éviter que les insectes ne passent à travers les zones les plus densément peuplées. Les secouristes luttent jour et nuit depuis déjà deux semaines.

Dès le matin, les criquets encore au sol subissent des raids aériens toxiques : des avions pulvérisent à basse altitude des produits chimiques. Pour que le traitement soit le plus efficace, les pilotes doivent effectuer leur manœuvre le plus bas possible. Mais quand les insectes commencent à s’envoler, l’aviation devient impuissante.

Il est facile de voir par où sont passés les insectes, ils laissent dans leur sillage des terres désolées et les cadavres de leurs congénères. Face à l’ampleur du fléau, la Bachkirie et la région d’Orenbourg ont même déclaré l’état d’urgence.

La superficie provisoire des terres ravagées pour le gouvernement local et les fermiers s’élève à 60 hectares de champs de blé, soit environ 600 000 roubles de pertes. Et ce n’est que pour la région d’Orenbourg. Les autorités dépensent des millions de roubles pour lutter contre ces insectes malfaisants, mais la victoire finale reste lointaine.

Là où la terre n’est pas traitée, les insectes se multiplient et s’en prendront aux champs l’année suivante. Et pour éradiquer le fléau, les habitants des campagnes doivent non seulement prendre des mesures chimiques, mais aussi juridiques, pour forcer un maximum de propriétaires terriens à traiter leurs champs afin de rendre efficace le combat contre l’insecte nuisible.

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