Lavrov dénonce la volonté de diviser la Syrie et rappelle son attachement au processus d'Astana

Entouré de ses homologues iranien et turc, le chef de la diplomatie russe a dénoncé les plans occidentaux de diviser la Syrie en plusieurs entités et souligné l'importance du processus d'Astana dans la résolution de la crise.

Lors d'une conférence de presse commune le 28 avril, les ministres des Affaires étrangères russe, turc et iranien ont rappelé leur attachement au processus d'Astana dans la résolution de la crise syrienne.

Un rappel nécessaire selon Sergueï Lavrov, en raison de la volonté d'autres parties de saper ces négociations et de diviser la Syrie. «Nous contrerons les tentatives de mettre à mal notre effort commun [vers une résolution de la crise] et soulignons que le processus d'Astana est durable», a-t-il notamment déclaré. «Chaque fois qu'un espoir de paix se présente, il est détruit par une frappe», a-t-il encore dénoncé en référence à l'attaque menée conjointement par la France, les Etats-Unis et le Royaume-uni sur le territoire syrien le 14 avril. Selon lui, les pays occidentaux qui affirment soutenir la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de Damas, ne font en réalité que masquer leur intention de «reformater le Moyen-Orient et diviser la Syrie en plusieurs parties».

Le chef de la diplomatie russe s'est en outre étonné des pressions exercées sur l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie Staffan de Mistura, pour qu'il prenne ses distances avec le processus d'Astana. «C'est assez étrange quand ils essaient de le pousser à critiquer le processus de paix d'Astana et les résultats du Congrès de Sotchi», a commenté le diplomate, sans préciser qui était à l'origine de ses pressions. Quelques jours auparavant, Staffan de Mistura avait en effet affirmé que les garants de l'accord d'Astana – la Russie, la Turquie et l'Iran – ne réduisaient pas les tensions en Syrie, mais au contraire «aggravaient» la situation. Un changement de position spectaculaire, le diplomate ayant par le passé approuvé publiquement le processus, y participant même personnellement.

Par ailleurs, Sergueï Lavrov a expliqué que les efforts pour relancer les pourparlers de Genève avaient pris du plomb dans l'aile à cause de certains responsables de l'opposition syrienne, qui souhaitent conditionner leur participation au départ de Bachar el-Assad. «Nous considérons comme extrêmement destructrices certaines déclarations faites par des représentants spécifiques de l'opposition [...] qui ont posé comme conditions préalables le changement de régime et un procès pour crime de guerre contre les dirigeants syriens», a-t-il déclaré.

Lire aussi : La Turquie, la Russie et l'Iran plaident pour un «cessez-le-feu durable» en Syrie

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