91% des Marocains disposant d’au moins un bac+3 souhaiteraient aller travailler en Occident

91% des Marocains disposant d’au moins un bac+3 souhaiteraient aller travailler en Occident© FADEL SENNA Source: AFP
Un étudiant marocain en face du campus de Diakité El-mehraz à l'Université de Fès, le 13 mai 2014 (illustration)

Si l’occasion leur était offerte, plus de neuf diplômés marocains sur dix poseraient leurs valises en Europe ou en Amérique du Nord pour poursuivre leur carrière professionnelle, selon une enquête du portail de recrutement «ReKrute».

C'est une véritable fuite des cerveaux à laquelle le Maroc risque d'être confronté dans les années à venir : à l’instar de leurs homologues de la rive sud de la Méditerranée, une grande majorité des diplômés marocains semblent en effet aspirer à un avenir meilleur en dehors de leur pays d’origine. D’après une enquête du portail de recrutement ReKrute, 91% des titulaires d’un bac+3 et plus succomberaient au chant des sirènes d'une carrière en Europe ou aux Etats-Unis.

1 882 personnes, dont la moyenne d’âge est de 35 ans, ont été sondés ; 78% d'entre eux résident au Maroc, tandis que le reste vit en France, au Canada et au Sénégal.

Près de 45% des diplômés marocains désirent s'installer définitivement à l'étranger

De plus, 44% des personnes interrogées affirment vouloir émigrer à vie. C’est en particulier le cas des 35-44 ans (56%) et des 25-34 ans (46%). Ils sont 27% à envisager un retour au pays après avoir travaillé entre cinq et dix ans à l'étranger et 23% après deux à cinq ans d'expatriation. Enfin, 6% seulement projettent de ne rester que deux ans en dehors de leur pays d’origine.

Les pays d'expatriation les plus prisés par les diplômés marocains sont, dans l'ordre de préférence : le Canada, la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, la Belgique et l’Espagne.

«Il semblerait que les entreprises marocaines n’engagent pas les efforts nécessaires pour retenir et fidéliser les talents marocains», commente ReKrute. Les principales raisons qui motivent les diplômés à s’exiler sont, selon l'étude, l’évolution professionnelle, la qualité de vie et l’environnement de travail.  

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