Un journaliste russe d'investigation meurt, Reporters sans frontières fait part de ses doutes

Un journaliste russe d'investigation meurt, Reporters sans frontières fait part de ses doutes
Maxime Borodine, capture d'écran ©Facebook

Maxime Borodine est décédé le 15 avril après avoir chuté de son balcon à Ekaterinbourg. Si la police a écarté la piste d'un assassinat, Reporters sans frontières et l'OSCE ont malgré tout exigé des autorités russes une enquête «sérieuse».

Maxime Borodine, journaliste russe est décédé le 15 avril après avoir chuté du balcon de son appartement trois jours plus tôt à Ekaterinbourg. Rappelant que la porte du domicile du reporter était fermée de l'intérieur, les enquêteurs ont déclaré ne pas déceler d'éléments étranges dans ce décès. «Il n'y a pas de raisons d'ouvrir une affaire criminelle. Plusieurs versions sont à l'étude, dont celle de l'accident, mais il n'y a aucun signe montrant qu'un crime a été commis», a déclaré le Comité d'enquête local à l'agence TASS le 16 avril.

Pour autant, l'accident a suscité des doutes, notamment de la part de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Son représentant pour la liberté des médias depuis juillet 2017, Harlem Désir, par ailleurs ex-secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes du dernier gouvernement de Manuel Valls, s'est ému d'une mort «très préoccupante». «J'appelle les autorités [russes] à mener une enquête rapide et approfondie», a-t-il déclaré le 17 avril.

Notant que le journaliste avait fait état de plusieurs agressions par le passé, l'ONG Reporters sans frontières (RSF) a exigé pour sa part «une enquête complète et impartiale sur sa mort». «Le caractère hautement sensible de ses investigations doit conduire les enquêteurs à examiner sérieusement toutes les hypothèses, y compris celle d’un assassinat lié à ses activités journalistiques», a ajouté RSF.

Maxime Borodine travaillait pour le journal russe Novyi Dien et écrivait régulièrement sur le crime organisé et la corruption. Il enquêtait par ailleurs sur la présence présumée de mercenaires russes sur le sol syrien, que Moscou a toujours niée.

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