A Los Angeles, des gangs sèment la terreur via les réseaux sociaux

Un des comptes twitter diffusant les messages de gang (capture compte King Spiffie)
Un des comptes twitter diffusant les messages de gang (capture compte King Spiffie)

Sous le hashtag # 100Days100Nights, des gangs utilisent les réseaux sociaux pour répandre des menaces de violence continue. Une guerre urbaine 2.0 qui terrifie les habitants de la cité des Anges.

 «Mieux vaut se réveiller», «une guerre sans fin», «Cette zone n'est pas sécurisée en ce moment», ces sinistres avertissements courent les réseaux sociaux depuis peu. Signe inquiétant, des cartes du Sud de Los Angeles indiquent également les futures zones de violence.

D'autres hashtags sans ambiguité intitulés #100Days100Nights et #prayforLA appellent à unesanglante compétition entre les gangs pour déterminer qui pourrait tuer cent personnes au cours de cent nuits de violence. La peur s'installe dans les quartiers sud de Los Angeles, d'autant que ces messages postés sur Yoyu tube, Twitter ou Instagram comportent des images d'armes.

Ces rumeurs persistantes qui courent les réseaux sociaux sont l'indice d'une guerre des gangs ranimée après une série de fusillades entre la police et ces mêmes gangs, fusillades au cours desquelles plusieurs personnes ont été blessées et au moins un homme est mort. Ces messages postés seraient de fait des représailles contre la police.

Pour rassurer les habitants, la police a multiplié les patrouilles dans les zones où sévissent les groupes criminels. Mais malgré les assurances de la police, la peur croît parmi les habitants qui multiplient les rassemblements.

Ces habitants des quartiers sud de los Angeles, tout autant habitués des réseaux sociaux que les criminels, se sont ainsi rassemblés pour protester contre ces menaces de mettre leur quartier à feu et à sang. Le hashtags #mylifematters (ma vie est importante) circule également.

La guerre des gangs 2.0

Cette guerre des gangs montre comment les médias sociaux sont de plus en plus utilisés par des gangs pour répandre facilement des menaces virtuelles... ou pas. Surtout, ces réseaux sociaux leur servent à faire monter la peur dans les quartiers.

Selon les criminologues, les réseaux sociaux tels que YouTube, Facebook et Instagram permettent aux membres de gangs de provoquer de façon plus simple leurs rivaux. Au lieu de peindre des graffitis de menaces sur les murs, comme c'était le cas habituellement, les réseaux sociaux leur assurent désormais une grande visibilité avec un minimum de danger.

Mais ces réseaux sociaux jouent aussi un rôle significatif dans les enquêtes sur les crimes de ces gangs tout autant que dans l'effort de réduire la violence. La police de Los Angeles a ainsi récemment assignés des agents à la surveillance spécifique des réseaux sociaux, guettant les messages sur les manifestations, les rassemblements festifs d'envergure ou les activités violant le loi.

Seul point positif, ces mêmes réseaux sociaux permettent également aux travailleurs sociaux d'intervenir de façon plus efficace pour calmer les esprits.

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