Si des frappes françaises étaient décidées en Syrie, vous ne le saurez pas

Si des frappes françaises étaient décidées en Syrie, vous ne le saurez pas© Ludovic MARIN Source: AFP
Un avion français de type Mirage 2000 sur la base militaire de Niamey au Niger (Illustration).

Au lendemain de l’annonce par Emmanuel Macron d’éventuelles frappes françaises en Syrie, le délégué général de La République en Marche, Christophe Castaner, a annoncé qu’elles ne seraient pas rendues publiques si elles étaient planifiées.

«Si les frappes [contre la Syrie] sont décidées, je ne vous le dirai pas, le président de la République ne vous le dira pas», a déclaré Christophe Castaner, lors de son passage, le 13 avril, dans l’émission Bourdin Direct sur BFMTV.

Le délégué général de La République en Marche (LREM) a expliqué qu’une telle opération ne pouvait être annoncée publiquement à l'avance car cela risquerait, entre autres, de mettre en danger la vie des militaires français. «On informera l’Assemblée et le Sénat le moment venu, mais il est important que cela relève du secret car c’est aussi la protection des intérêts de la France qui est en jeu», a-t-il conclu.

Les députés Les Républicains demandent un débat à l'Assemblée nationale

De son côté, le chef de file des députés Les Républicains (LR), Christian Jacob, a exigé la tenue d' «un débat sans vote» à l'Assemblée nationale sur d'éventuelles frappes de représailles en Syrie, exhortant l'exécutif à agir sur cette question «avec beaucoup de sang-froid».

«On est sur un sujet extrêmement grave où il y a un vrai risque d'embrasement mondial», a souligné Christian Jacob sur Europe 1,a vant d'ajouter : «Moi ce que je souhaite, c'est que, si une décision doit être prise, elle doit être prise avec beaucoup de sang-froid et je pense que ça justifierait qu'il y ait un débat à l'Assemblée nationale.»

La possibilité de frappes françaises en Syrie a été évoquée le 12 avril par Emmanuel Macron au cours d’une interview télévisée sur TF1. Le locataire de l'Elysée a affirmé à cette occasion que la France avait «la preuve» que «des armes chimiques [avaient] été utilisées par le régime de Bachar el-Assad». «Nous aurons des décisions à prendre en temps voulu», avait-il averti.

Lire aussi : Emmanuel Macron : «Nous avons la preuve que des armes chimiques ont été utilisées par la Syrie»

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»