Selon Rodrigo Duterte, le responsable des droits de l'homme de l'Onu est un «écervelé»

- Avec AFP

Selon Rodrigo Duterte, le responsable des droits de l'homme de l'Onu est un «écervel黩 Ezra Acayan Source: Reuters
Le président philippin Rodrigo Duterte, Manille, janvier 2017

Après que le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein lui a conseillé de voir un psychiatre, le président philippin Rodrigo Duterte l'a traité d'«écervelé» et de «fils de p*te» lors d'une allocution le 3 avril.

Le président philippin, Rodrigo Duterte, a traité le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, d'«écervelé», dans une nouvelle offensive verbale contre les critiques internationales sur la guerre contre la drogue menée par Manille.

Zeid Ra'ad Al Hussein avait déclaré en mars que Rodrigo Duterte avait besoin «d'un examen psychiatrique» et que ses attaques verbales contre un commissaire des Nations unies qui avait condamné la campagne de répression tous azimuts des Philippines contre la drogue ne pouvait rester sans réponse.

«Hé fils de pute, vous le commissaire, j'ai besoin d'aller chez un psychiatre?», a lancé Rodrigo Duterte lors d'une allocution le 3 avril au soir. «Le psychiatre ma dit : vous allez bien, monsieur le maire. Vous êtes simplement friands de jurons», a ajouté le président philippin, en référence à son précédent titre. Il a également précisé qu'il lui avait été conseillé de s'abstenir de commentaires à l'égard de Hussein, un prince jordanien, mais qu'il voulait se venger.

«Regardez, vous avez une grosse tête mais elle est vide. Il n'y a pas de matière grise entre vos oreilles. C'est creux. C'est vide. Il n'y a même pas de quoi fournir un élément nutritif pour faire pousser vos cheveux, car ses cheveux ici sont partis», a ajouté Rodrigo Duterte en se touchant la tête.

En mars, le président philippin s'en était pris à la Cour pénale internationale (CPI) deux jours après la notification officielle à l'ONU par son gouvernement de sa décision de se retirer du Statut de Rome. Il avait ensuite appelé d'autres pays à lui emboîter le pas et à se retirer du traité fondateur de la CPI, qui se penche sur sa politique meurtrière contre le trafic de drogue.

Depuis son élection à la mi-2016, près de 4 000 trafiquants et usagers de drogue présumés ont été tués par la police. Les autorités enquêtent également sur plus de 2 000 autres «meurtres commis en relation avec la drogue» par des inconnus.

Les défenseurs des droits de l'homme estiment que le nombre réel de tués atteint le double des statistiques officielles et qu'une bonne partie des meurtres ont été commis par des miliciens de l'ombre.

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