Erdogan : la ville syrienne d'Afrin est «entièrement sous contrôle», les Kurdes ont «fui»

Erdogan : la ville syrienne d'Afrin est «entièrement sous contrôle», les Kurdes ont «fui»© Bulent Kilic / AFP
Illustration : un rebelle syrien, allié de la Turquie, parade avec un couteau après la chute d'Afrin aux mains d'Ankara et de l'Armée syrienne libre

Selon Ankara, l'armée turque et ses alliés, parmi lesquels les rebelles de l'Armée syrienne libre, ont repris le contrôle de la ville d'Afrin, qui était jusqu'à présent contrôlée par les milices kurdes des YPG.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré le 18 mars que des rebelles syriens soutenus par Ankara avaient pris le contrôle «total» du centre-ville d'Afrin, bastion kurde dans le nord-ouest de la Syrie. Cette information a été confirmée par l'AFP.

«Des unités des Forces syriennes libres, qui sont soutenues par les forces armées turques, ont pris le contrôle total du centre-ville d'Afrin ce matin à 8h30», a déclaré Erdogan, ajoutant que des opérations de déminage se poursuivaient. Il a souligné que de nombreux combattants kurdes avaient «fui la queue entre les jambes».

Maintenant, le drapeau turc flotte là-bas !

Dans une allocution télévisée, le président turc a salué l'action «héroïque» de ses armées. «Maintenant, le drapeau turc flotte là-bas ! Le drapeau des Forces syriennes libres flotte là-bas !», a lancé Erdogan, qui s'exprimait lors d'une cérémonie de commémoration de la bataille des Dardanelles, pendant la Première Guerre mondiale.

La ville d'Afrin est le principal objectif de l'offensive lancée le 20 janvier par la Turquie contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG). Dans ce cadre, l'armée turque s'appuie sur les rebelles de l'Armée syrienne libre, un conglomérat de groupes armés, pour certains islamistes, soutenus par Ankara.

Membre de l'OTAN, Ankara considère les YPG comme une organisation «terroriste», alors que ces combattants kurdes sont soutenus et armés par Washington pour combattre le groupe Etat islamique (EI).

Après Erdogan, l'état-major turc a également déclaré dans un communiqué que le centre-ville d'Afrin était désormais «sous contrôle». «Les opérations de recherche de mines et d'autres explosifs se poursuivent», a ajouté l'état-major.

Selon les chiffres de l'armée turque, 46 soldats turcs ont été tués depuis le lancement de l'offensive sur Afrin, baptisée «Rameau d'olivier».

L'avancée des forces pro-turques a entraîné ces derniers jours un exode massif de civils, faisant craindre un nouveau drame humanitaire dans un pays ravagé par un conflit entré dans sa huitième année.

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