Devant le Parlement russe réuni, Poutine trace les grandes lignes de son action future

A 17 jours de la présidentielle en Russie, le discours annuel de Vladimir Poutine devant les représentants des deux chambres du Parlement prend un relief particulier. Dans une actualité riche, le président livre ses grandes orientations.

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  • «A ceux qui essayent de booster la course aux armements, ceux qui violent les traités internationaux, ceux qui décrètent les sanctions : tout ce que vous avez essayé d'empêcher s'est produit», a lancé Vladimir Poutine.

    Et de conclure son intervention ainsi : «L'air du temps favorise désormais ceux qui sont prêts à changer.»

  • Le président russe a expliqué que cet arsenal militaire à la pointe de la technologie était conçu pour garantir la paix dans le monde.

  • «Tout ce que j'ai dit aujourd'hui ce n'est pas du bluff», a prévenu Vladimir Poutine. Le président russe a fait part de son inquiétude après que les Etats-Unis se sont déclarés prêts à utiliser l'arme nucléaire même en cas d'attaque conventionnelle.

    Le président a assuré que, selon la doctrine russe, Moscou n'envisageait d'utiliser son arsenal nucléaire qu'en cas d'attaque nucléaire. Et il a soutenu que toute utilisation de l'arme nucléaire contre la Russie, quelle qu'en soit la portée, entraînerait une riposte immédiate et proportionnée.

    «Il ne faut pas faire de menace mais s'asseoir à la table des négociations pour discuter ensemble de la sécurité mondiale. Nous ne souhaitons que créer de relations amicales et fructueuses», a-t-il expliqué prenant l'exemple des relations entre la Russie et la Chine ou l'Inde.

  • Autant de systèmes qui vont contraindre les Etats-Unis a prêter une plus grande attention au point de vue russe, selon Vladimir Poutine, qui a rappelé qu'il avait personnellement prévenu Washington que la Russie travaillait sur les moyens de contrer les capacités antimissiles américaines dès 2004.

    «La Russie a longtemps eu du retard, personne ne voulait parler avec nous, personne ne nous a écouté. Maintenant écoutez-nous», a-t-il déclaré, sous les applaudissements nourris de la salle. «Rien de tel n'existe chez personne dans le monde», a-t-il ajouté concernant les avancées russes en matière d'armement.

  • Le président russe a présenté de nombreux autres systèmes d'armes stratégiques, comme le drone sous-marin. Celui-ci n'ayant pas encore de nom, il a encouragé ceux qui l'écoutaient à à transmettre leurs propositions.

  • Après être sorti du traité de réduction des armements stratégiques en 2002, les Etats-Unis ont développé leur système de bouclier antimissile dans le monde, ce qui a contraint Moscou à moderniser son système balistique. Vladimir Poutine a expliqué qu'il n'y avait pas de limite à la portée de ce nouveau système, dénommé Sarmat, le présentant en vidéo.

  • L'opération militaire en Syrie a illustré les capacités militaires russes, selon le président russe, rappelant l'arsenal qui était à disposition de Moscou.

  • La croissance économique en Russie devrait être supérieure à la moyenne mondiale, selon Vladimir Poutine qui estime que c'est là un objectif que le gouvernement doit viser.

    Le gouvernement et les banques doivent travailler ensemble afin qu'une entreprise sur deux puisse connaître un boom économique. Pour cela, il est nécessaire de maintenir des taux d'intérêt bas.

  • «Nous devons repenser le système d'octroi de la nationalité russe : nous avons besoin de faciliter l'accès à la nationalité russe à des jeunes de talent», a déclaré le président russe.

  • La Russie développe plusieurs centres scientifiques qui disposent d'instruments de pointe en matière de recherche fondamentale, selon Vladimir Poutine. Le gouvernement doit fournir une base législative et des programmes de soutien pour aider à attirer des scientifiques de premier plan, qui utiliseraient ces installations à bon escient.

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Président et candidat à sa propre succession, Vladimir Poutine prend la parole ce 1er mars à 10h (heure française) devant les deux chambres du Parlement russe réunies en Assemblée fédérale. L'occasion pour le chef d'Etat de donner ses grandes orientations à moins de trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle, le 18 mars 2018. Dans un contexte international en mouvement, le discours sera également l'opportunité de défendre son bilan.

Conformément à la constitution russe, le président de la Russie se prête de façon annuelle à ce discours à la Nation, à ses représentants, ainsi qu'aux membres du gouvernement.

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