Quand les adversaires de Trump qualifiaient la Russie de «pays de merde», voire même pire

Quand les adversaires de Trump qualifiaient la Russie de «pays de merde», voire même pire© Charles Mostoller Source: Reuters
L'ancien candidat à la présidence américaine, le sénateur John McCain, décoré par Joe Biden en octobre 2017 à Philadelphie, illustration

SI les critiques pleuvent sur le président américain Donald Trump depuis sa sortie sur les «pays de merde», ainsi qu'il aurait qualifié l'Afrique et Haïti, ses contempteurs semblent oublieux de leurs propres petites phrases sur la Russie, notamment.

Depuis le commentaire qui a été prêté au président américain Donald Trump le 11 janvier, (selon lequel il aurait évoqué des «pays de merde») en référence notamment aux nations africaines et à Haïti, les contempteurs du président des Etats-Unis se déchaînent et n'ont pas de mots assez durs pour qualifier le vocabulaire du locataire de la Maison Blanche. Pourtant, certains d'entre eux ont déjà eu des commentaires très similaires à propos d'un autre pays que le leur : la Russie. Des propos qui n'avaient, eux, guère fait scandale.

La Russie ? Une «station essence» pour John McCain

Sur Trump : Le sénateur républicain John McCain, candidat à la présidentielle de 2008 a estimé le 12 janvier sur son compte Twitter : «Le respect pour la dignité, accordée par Dieu, de chaque être humain sans distinction de race, d'ethnie ou de toute autre circonstance due à sa naissance, est l'essence du patriotisme américain. Penser autrement, c'est s'opposer à l'idée même de l'Amérique.»

Sur la Russie : Le vétéran de la guerre du Vietnam a peut-être oublié ses propres propos de 2014 concernant la Russie, rien de mieux qu'une «station essence», selon lui : «Je le dis et le répète : la Russie est juste une station essence qui prétend être un pays.»

Un «trou à rat» pour Keith Olbermann

Sur Trump : Pour le célèbre commentateur sportif et politique de MSNBC, Keith Olbermann (suivi par plus d'un million de personne sur Twitter) la présidence de Donald Trump est «terminée» après cette nouvelle polémique. Rageur, il ajoute à l'attention du chef de l'Etat : «Demande à un adulte de te l'expliquer.» La raison invoquée pour cet échec présidentiel, selon le journaliste est la suivante : «Non, tu ne sortiras pas si facilement de ta remarque sur les pays de merde -Jamais- Espèce de lâche raciste.»

Sur la Russie : Ce même chroniqueur sportif montrait moins d'états d'âme à propos de la fédération russe en octobre 2017 quand le joueur de hockey Alexandr Ovechkin a annoncé qu'il se ralliait au camp de Vladimir Poutine dans la course à la présidence de 2018 et qu'il lui souhaitait un bon anniversaire pour ses 65 ans : «Peut-être qu'Ovechkin devrait se faire virer de la ligue nationale et être obligé de rentrer au pays pour patiner avec Poutine dans ce trou à rat [«hellhole», en anglais].#EnEnferAvecLaRussie»

«Dictature d'un seul homme» pour Lindsey Graham

Sur Trump : Le sénateur républicain Lindsey Graham a également fait les gros yeux à Donald Trump, mais en privé, cité par la chaîne américaine CNBC, il a déclaré : «Je lui ai dit ce que j'avais à lui dire directement. Ceux qui étaient présents savent ce que j'ai dit et connaissent mon sentiment. J'ai toujours pensé que l'Amérique était une idée et qu'elle n'était pas définie par ses habitants, mais par ses idéaux.»

Sur la Russie : Cité par Fox News en 2006, l'honorable sénateur ne mâchait cependant pas ses mots quand il parlait de la Russie de Vladimir Poutine : «La dictature d'un seul homme.» Au micro de CNN en 2014, il avait également estimé que le président Vladimir «Poutine a[vait] une économie équivalente à celle de l'Italie» et qu'il «gagn[ait] au poker avec des paires de deux».

«Pays de merde» pour Tim Wise

Sur Trump : Tim Wise, auteur et activiste de la cause antiraciste, n'a pas manqué à l'appel : «Pour ceux qui continuent à donner des excuses à Trump parce que "C'est comme ça que les gens parlent"... Humm... Si vous n'attendez pas plus de la part de votre président que de la part de votre tonton gênant, le problème, c'est VOUS. Les gens qui n'ont pas de filtre sont soit fous, soit des enfants de quatre ans. Dans les deux cas, on devrait les ignorer.»

Sur la Russie : Surprise... Par le passé, ce polémiste dont le profil Twitter nous apprend qu'il «combat les nazis de l'alt-right depuis 1989» a également donné son petit avis sur la Russie... Et il est très similaire à celui de Trump sur Haïti : «Chaque jour qui passe, je comprends mieux pourquoi ma famille a quitté ce pays de merde qu'est la Russie impériale. 100 ans après la dernière révolution, espérons qu'il y en ait une autre.»

«Pays dystopique de merde», pour Josh Barro

Sur Trump : Dans sa rubrique habituelle, le chroniqueur économique de MSNBC et de Business Insider, Josh Barro, qui cumule plus de 200 000 abonnés sur Twitter, a aussi choisi de rebondir sur la polémique des «pays de merde» : «Notre président est plein de préjugés et très superficiel. Cela le pousse à juger ses contemporains à l'emporte-pièce et son côté superficiel le rend incapable de traiter les informations qui pourraient l'amener à reconsidérer ses propres préjugés», disait-il de Donald Trump le 12 janvier.

Sur la Russie : Au mois d'août 2015, le journaliste ne s'embarrassait pourtant pas d'informations qui auraient pu le faire revoir son propre avis sur la Russie et déclarait sur Twitter (tweet effacé depuis) : «C'est dingue cette fierté nationale en Russie, vu le peu dont ils peuvent être fiers.»

Dans un autre tweet, également effacé, il avait estimé que la Russie était un «pays dystopique de merde depuis la nuit des temps».

Lire aussi : Donald Trump ne voudrait plus d'immigrés en provenance de «pays de merde»

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