En mission secrète pour le gouvernement américain, SpaceX a-t-il perdu un satellite dans l'espace ?

- Avec AFP

En mission secrète pour le gouvernement américain, SpaceX a-t-il perdu un satellite dans l'espace ?© Bill Ingalls Source: Reuters
Décollage de la fusée Falcon 9

La fusée Falcon 9 de l'entreprise américaine SpaceX a bien décollé de Cap Canaveral le 7 janvier. En revanche, le devenir de la mission qu'elle devait mener à bien est plus incertain. Des médias évoquent un échec total, SpaceX dément.

Le lancement le 7 janvier d'un satellite secret du gouvernement américain s'est déroulé normalement, selon la société SpaceX, en réponse à des informations de la presse spécialisée (notamment TechCrunch et Ars technica) selon lesquelles l'engin était perdu. «Après avoir examiné toutes les données du vol jusqu'à ce jour, le lanceur Falcon 9 a effectué correctement toutes les manœuvres dimanche [le 7 janvier] soir. Si nous, ou des tiers, découvrons que ce n'est pas le cas après des analyses supplémentaires, nous en ferons part immédiatement», a fait savoir Gwynne Shotwell, directrice générale de SpaceX, dans un communiqué.

«Les informations publiées qui vont à l'encontre de cette déclaration sont catégoriquement inexactes», a-t-elle insisté, ajoutant qu'en raison de «la nature secrète de la cargaison», SpaceX ne pouvait en dire davantage.

Citant des sources gouvernementales et industrielles anonymes, le Wall Street Journal a écrit le matin du 9 janvier que le satellite Zuma, construit par l'Américain Northrop Grumman, n'avait pas atteint l'orbite prévue faute de s'être séparé convenablement de l'étage supérieur de la fusée et était retombé dans l'atmosphère. Selon le quotidien économique américain, des membres du Sénat et de la Chambre des représentants ont été informés de la perte de cet engin à «plusieurs milliards de dollars».

Gwynne Shotwell souligne pour sa part que tout est normal et que le calendrier à suivre sera maintenu : «Etant donné que l'examen des données du tir n'indique à ce stade aucun problème de conception, ni de fonctionnement, ni la nécessité de faire des modifications, nous ne prévoyons aucun impact sur le calendrier de nos lancements.»

24 heures après le lancement depuis Cap Canaveral en Floride, le Commandement stratégique du Pentagone – qui traque tous les satellites commerciaux, scientifiques et de sécurité nationale ainsi que les débris orbitaux – n'avait pas fait de mise à jour de son catalogue concernant Zuma. «Nous n'avons rien à ajouter au catalogue des satellites pour le moment», s'est borné à écrire le capitaine de la marine Brook DeWalt, porte-parole du Commandement, dans un courriel à un média américain.

SpaceX a par ailleurs souligné le 9 janvier que les préparatifs du premier vol de son lanceur lourd, Falcon Heavy, vers fin janvier depuis Cap Canaveral se poursuivaient normalement. Dotée de 27 moteurs produisant davantage de poussée que 18 Boeing 747, ce sera la plus puissante fusée au monde, destinée à être utilisée pour des missions vers la Lune et Mars.

Le lancement de Zuma le 7 janvier était le premier pour le groupe d'Elon Musk en 2018, après un nombre record de 18 en 2017. Il compte accélérer la cadence d'environ 50% cette année, avec 25 à 30 missions.

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