L'armée russe a repoussé 13 attaques de drones de djihadistes contre ses infrastructures en Syrie

L'armée russe a repoussé 13 attaques de drones de djihadistes contre ses infrastructures en Syrie© © Sputnik
La base aérienne de Hmeimim.

Durant la nuit du 6 au 7 janvier, l’armée russe a été la cible de 13 attaques de drones chargés d'explosifs menées par des djihadistes en Syrie, selon Moscou. Aucune victime n’est à déplorer.

La base aérienne russe de Hmeimim, dans la province syrienne de Lattaquié, a été attaquée par 10 drones dans la nuit du 6 au 7 janvier, tandis que trois autres ont tenté d'attaquer la base navale russe située dans la ville de Tartous. Tous les drones ont été détectés par les systèmes de défense antiaérienne «à une distance considérable des objectifs militaires russes», selon le ministère de la Défense. Sept d'entre eux ont été abattus avec succès par le système de défense antiaérien russe Panzir-S.

Selon un communiqué du ministère russe de la Défense, c'était la «première fois que les terroristes utilisaient massivement des drones lancés à plus de 50 kilomètres en utilisant les coordonnées GPS de navigation par satellite». 

L'armée russe a également réussi à neutraliser les systèmes d'exploitation de six drones et en a finalement pris le contrôle. Trois d'entre eux ont été détruits lorsqu'ils ont touché le sol, tandis que trois autres ont été éjectés, intacts, à l'extérieur de la base contrôlée par les forces russes. Le ministère de la Défense a également confirmé que l'attaque n'avait pas fait de victimes parmi le personnel militaire russe et que les deux bases «continuaient à fonctionner normalement».

L'armée russe a annoncé le 23 novembre dernier, la réduction de son contingent militaire en Syrie, où elle intervient à la demande du gouvernement syrien depuis 2015 dans le cadre de la lutte contre l'Etat islamique. Néanmoins, Moscou et Damas ont parallèlement renforcé leur coopération militaire à la faveur d'accords signés fin 2017 afin que les sites militaires de Tartous et de Hmeimim puissent continuer à être utilisés par l'armée russe pour au moins 49 années supplémentaires, et ce sans contrepartie financière.

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