Trump reconnaît Jérusalem comme capitale d'Israël, la communauté internationale condamne

Trump reconnaît Jérusalem comme capitale d'Israël, la communauté internationale condamne© Ammar Awad
Vue sur le Dôme du Rocher à Jérusalem
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La Maison blanche a annoncé que les Etats-Unis reconnaissaient Jérusalem comme capitale d'Israël. Dans le monde, les réactions se succèdent, alors que le monde arabo-musulman condamne d'une seule voix cette décision.

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  • Un seul pays a emboîté le pas des États-Unis pour l'instant : la République tchèque. Dans un communiqué diffusé par son ministère des Affaires étrangères, la République tchèque a affirmé qu'en attendant que la paix soit signée entre Israël et la Palestine, elle reconnaissait Jérusalem comme étant «de fait la capitale d'Israël».

    Le ministère a précisé dans ce communiqué qu'il considérait que Jérusalem serait à terme la capitale des deux Etats, aussi bien d'Israël que du futur Etat palestinien.

    Prague a en outre promis le déménagement de son ambassade, mais seulement «sur la base des résultats des négociations [de paix israélo-palestinienne] avec les partenaires clés de la région et du monde».

  • «Moscou est très inquiet de la décision qui a été annoncée à Washington», a fait savoir le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué, disant craindre des conséquences pour la région dans son ensemble.

    «Un règlement juste et sûr du conflit israélo-palestinien doit être atteint sur une base juridique internationale prenant en compte les résolutions du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale des Nations unies, qui prévoient le règlement de tous les aspects du statut définitif des territoires palestiniens, y compris la question sensible de Jérusalem, lors de négociations directes israélo-palestiniennes», poursuit le ministère.

    «Nous appelons toutes les parties prenantes à la retenue et à renoncer à des actions incontrôlées et lourdes de conséquences», ajoute le ministère russe, appelant également à se pencher sur le problème de «l'accès libre de tous les croyants aux lieux saints de Jérusalem».

    La Russie, membre du Conseil de Sécurité de l'ONU et du Quartet pour le Proche-Orient, prône «une existence sûre et pacifique d'Israël au sein de frontières reconnues internationalement, ainsi que la réalisation des espoirs du peuple palestinien en la création d'un Etat indépendant propre».

  • Huit pays, dont quatre européens, deux sud-américains et deux africains, ont demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité.

    «Les missions de Bolivie, d'Egypte, de France, d'Italie, du Sénégal, de Suède, du Royaume-Uni et d'Uruguay demandent à la présidence [du Conseil de Sécurité de l'ONU] d'organiser une réunion d'urgence du Conseil, avec un exposé du secrétaire général, avant la fin de la semaine», fait savoir un communiqué de la mission suédoise.

  • Un rassemblement débute à Amman en Jordanie, où des manifestants scandent des slogans anti-américains.

  • Angela Merkel a elle aussi fait savoir qu'elle ne soutenait pas l'initiative du président américain.

  • «Nous ne sommes pas d'accord avec la décision américaine de transférer son ambassade à Jérusalem et de reconnaître Jérusalem comme la capitale israélienne avant un accord final sur son statut», a déclaré le Premier ministre britannique Theresa May dans un communiqué.

  • En France également, la décision des Etats-Unis fait réagir.

    En savoir plus : Macron déplore la décision de Trump sur Jérusalem, le CRIF lui enjoint de s'y conformer

  • L'Union européenne, par la voix de la Haute représentante de l'Union pour les
    affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini, a fait savoir : «Les aspirations des deux parties doivent être remplies et un moyen doit être trouvé par les négociations de résoudre le statut de Jérusalem comme future capitale des deux Etats.»

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Alors que l'annonce de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale israélienne par les Etats-Unis est attendue dans la soirée du 6 décembre, la communauté internationale s'agite et manifeste son inquiétude. De nombreux pays craignent que la rupture avec la prudence dont a témoigné jusqu'ici Washington dans ce dossier hautement délicat ne jette de l'huile sur le feu.

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