«Pas à moi de réparer la climatisation» : le président du Burkina réagit à la boutade de Macron

«Pas à moi de réparer la climatisation» : le président du Burkina réagit à la boutade de Macron© LUDOVIC MARIN Source: AFP
Emmanuel Macron et Roch Kaboré lors de l'inauguration d'une centrale solaire le 29 novembre au Burkina Faso

Le 28 novembre, Emmanuel Macron avait lancé une petite blague au président burkinabé, en le tutoyant, alors que celui-ci quittait la salle. A une radio de son pays, Roch Kaboré assure ne pas avoir été vexé par le chef d'Etat français.

Le président du Burkina Faso, Roch Kaboré, n'a semble-t-il pas été vexé par la petite phrase cocasse pour certains, condescendante pour d'autres, d'Emmanuel Macron le 28 novembre, lors d'une rencontre avec les étudiants burkinabés à Ougadougou. Roch Kaboré a ainsi déclaré sur une radio burkinabée : «Nous devons nous départir de cette conception de voir toujours le manque de respect. [...] Même si nous sommes des chefs d’Etat, il y a des moments également où l’on peut effectivement plaisanter sur des questions sans avoir besoin de vexer ni de blesser quelqu'un de façon particulière.»

Roch Kaboré réagit donc à la polémique déclenchée par son homologue français, qui réagissait en ces termes à une étudiante l'interpellant sur le problème des coupures d'électricité au Burkina Faso : «Mais moi je ne veux pas m'occuper de l'électricité dans les universités au Burkina Faso !» Alors que Roch Kaboré sortait de l'amphithéâtre, sous les rires de l'assistance, Emmanuel Macron poursuivait : «Du coup, il s'en va... Reste là ! Du coup, il est parti réparer la climatisation...»

En France, à droite comme à gauche, l'attitude du président de la République avait été vivement critiquée. Emmanuel Macron avait alors moqué leurs remarques en assurant que «le rire, c'est une relation d'égal à égal».

Pour calmer la polémique, l'entourage de Roch Kaboré avait justifié la sortie du président burkinabé de la salle par «une pause technique». Signe que la diplomatie entre les deux pays est au beau fixe, Roch Kaboré a même «retweeté» un message d'amitié d'Emmanuel Macron le 30 novembre, soit deux jours après le soi-disant incident.

Enfin, le site de Marianne avait constaté que la presse burkinabée n'avait «tout simplement pas relevé la séquence».

Lire aussi : Au Burkina Faso, Emmanuel Macron fustige encore les «crimes incontestables» de la colonisation

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