Pyongyang affirme être dotée de l'arme nucléaire et pouvoir frapper le territoire américain

Pyongyang affirme être dotée de l'arme nucléaire et pouvoir frapper le territoire américain© Kim Hong-Ji Source: Reuters
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Suite à son dernier essai de missile, la Corée du Nord affirme être désormais dotée de l'arme nucléaire avec le territoire américain à portée de tir. Donald Trump a répliqué en annonçant de nouvelles «sanctions majeures» contre Pyongyang.

«Le dirigeant de la Corée du Nord Kim Jong-un a annoncé que le pays avait réalisé la grande cause historique de devenir un état doté de l'arme nucléaire», a rapporté l'agence de presse nord coréenne KCNA, le 29 novembre.

Une déclaration qui fait suite au test de missile effectué le 28 novembre, au cours duquel Pyongyang affirme avoir tiré un missile balistique intercontinental Hwasong 15, capable d'atteindre les Etats-Unis. Un essai personnellement supervisé par Kim Jong-un, qui s'est félicité du nouveau lanceur de missile utilisé à cette occasion, le qualifiant d'«impeccable» et estimant que le test marquait une «percée majeure», dans une déclaration du gouvernement citée par la télévision d'Etat.

Selon Pyongyang, le missile tiré aurait atteint une altitude de 4 475 kilomètres – plus de 10 fois celle de la station spatiale internationale – et aurait parcouru 950 kilomètres durant son vol de 53 minutes. L'armée sud-coréenne, qui avait annoncé avoir observé cet essai, a avancé des données similaires.

Kim Jong-un a soutenu que les forces nucléaires de son pays n'avaient pour but que «de défendre la souveraineté de la nation de la menace nucléaire américaine, et de protéger l'existence pacifique de son peuple», précisant qu'aucun autre Etat n'était sous la menace de ses missiles.

Trump : «Nous allons nous occuper de cette situation !»

Moscou avait rapidement dénoncé une «provocation» après ce nouveau tir de missile balistique, appelant toutes les parties «à garder leur calme». Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov avait ajouté n'y avait pas «pour l'instant de raison pour être vraiment optimiste».

Et pour cause : cette nouvelle démonstration de force n'a été que très peu goûtée par Washington. Sur le réseau social Twitter, le président américain Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis allaient prendre de nouvelles «sanctions majeures» contre Pyongyang après ses actions «provocatrices», concluant par un message ambigu: «Nous allons nous occuper de cette situation!»

Le chef d'Etat américain a en outre affirmé avoir discuté de la situation avec Xi Jinping, le président chinois, allié de longue date de la Corée du Nord. La Chine, soucieuse de trouver une sortie de crise par la diplomatie, a fait part de sa «grave préoccupation» suite à ce tir de missile, le porte-parole du ministre des Affaires étrangères déclarant que Pékin espérait que toutes les parties pourraient agir avec prudence «pour préserver la paix et la stabilité».

La Chine et la Russie demandent depuis longtemps à Washington et à Pyongyang d'accepter leur proposition de «double gel», qui verrait la Corée du Nord suspendre ses essais de missiles nucléaires et balistiques en échange d'un arrêt des exercices militaires conjoints américano-sud-coréens. Un plan rapidement rejeté par les Etats-Unis en août dernier.

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