La «Lady Gaga» du Vietnam interpellée pour un slogan injurieux à l'intention de Trump

- Avec AFP

 La «Lady Gaga» du Vietnam interpellée pour un slogan injurieux à l'intention de Trump © Capture d'écran YouTube, @Mai Khoi
La chanteuse et militante politique Mai Khoi, dans son clip «Saigon Boom Boom».

Une musicienne surnommée la «Lady Gaga» du Vietnam a été interpellée par des policiers après avoir brandi une pancarte sur laquelle était écrit «Je te pisse dessus Trump !» au moment où passait la voiture du président américain, en visite à Hanoï. 

La chanteuse Mai Khoi, surnommée la «Lady Gaga» du Vietnam, ne porte guère le président américain dans son cœur : au passage de sa voiture, le 11 novembre, à Hanoï, l'artiste a brandi une pancarte sur laquelle était écrit «Je te pisse dessus Trump !» Elle a ensuite été emmenée à son domicile par des policiers en civil qui l'ont empêchée d'en sortir pendant plusieurs heures.

Je veux juste exercer mon droit à m'exprimer, à protester parce que je ne suis pas d'accord avec ce que Trump dit et avec ce que Trump fait maintenant

«Je veux juste exercer mon droit à m'exprimer, à protester parce que je ne suis pas d'accord avec ce que Trump dit et avec ce que Trump fait maintenant», a déclaré depuis chez elle cette femme de 34 ans, qui avait parlé des droits de l'homme au Vietnam avec l'ex-président américain Barack Obama l'année dernière, à l'occasion de son déplacement dans ce pays.

Dans la soirée, les policiers ont quitté son domicile mais elle a préféré rester chez elle, se disant «très inquiète d'être arrêtée à tout moment».   

Les concerts de Mai Khoi, qui porte la double casquette d'artiste et d'activiste politique antigouvernementale, sont systématiquement interdits et elle ne peut pas vendre ses œuvres musicales légalement au Vietnam. 

Quant à Donald Trump, il est arrivé le 11 novembre à Hanoï, dans le cadre d'une tournée asiatique, et doit y rencontrer le lendemain les dirigeants communistes du Vietnam. Après celles de Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama, cette quatrième visite d'un président américain depuis la fin de la guerre en 1975 couronne deux décennies d'un rapprochement spectaculaire.

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