L'armée turque a lancé une opération de reconnaissance à Idleb en Syrie

- Avec AFP

L'armée turque a lancé une opération de reconnaissance à Idleb en Syrie Source: Reuters
Des chars de l'armée turque (illustration)

L'armée turque mène depuis le 8 octobre une opération de reconnaissance dans le province syrienne d'Idleb en vue d'y établir une zone de désescalade visant à mettre un terme au conflit en Syrie.

«Les forces armées turques ont entamé le 8 octobre des activités de reconnaissance en vue d'établir des postes d'observation dans le cadre de l'opération qui sera menée dans la province d'Idleb», a déclaré l'armée turque via un communiqué publié le 9 octobre.

Cette déclaration survient alors qu'Ankara concentre depuis plusieurs jours ses troupes à la frontière avec la Syrie dans l'attente d'une opération visant à déloger de la province d'Idleb (nord-ouest) les djihadistes de Tahrir al-Cham.

Idleb, seule province dans le nord-ouest syrien à échapper au contrôle gouvernemental syrien, figure parmi les quatre «zones de désescalade» annoncées en mai par les alliés internationaux du régime syrien et des rebelles, afin d'instaurer des trêves dans diverses régions de Syrie.

Ces cessez-le-feu, négociés à Astana par la Russie et l'Iran, alliés de la Syrie, et la Turquie, soutien des rebelles, excluent les groupes djihadistes, notamment Tahrir al-Cham, une coalition djihadiste composée essentiellement de l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, qui contrôle une grande partie de la province d'Idleb.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait annoncé le 7 octobre le lancement d'une opération de rebelles syriens à Idleb pour en chasser Tahrir al-Cham, mais sans participation turque.

L'armée turque a toutefois effectué des tirs d'artillerie le 8 octobre pour appuyer l'avancée des rebelles syriens.

La Turquie agit en coordination avec la Russie. Les deux pays, qui soutiennent des camps opposés en Syrie, ont mis leurs divergences de côté ces derniers mois pour tenter de parvenir à un règlement du conflit qui a fait plus de 330 000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés depuis mars 2011.

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