Confronté à Moscou et Téhéran «7 jours sur 7», Israël veut que les USA soient plus actifs en Syrie

Confronté à Moscou et Téhéran «7 jours sur 7», Israël veut que les USA soient plus actifs en Syrie© Bulent Kilic / AFP
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Regrettant que Bachar el-Assad soit «en dépit de tout en train de gagner la bataille», le ministre de la Défense israélien a fait appel aux Etats-Unis pour qu'ils interviennent davantage dans la région.

«Nous espérons que les Etats-Unis seront plus actifs dans l'arène syrienne et au Moyen-Orient en général», a déclaré le 3 octobre le ministre de la Défense israélien Avigdor Lieberman dans une interview au média israélien Walla News.

Si le ministre israélien reconnait que les Etats-Unis font face à leur propres problèmes en ce moment, il milite avec ferveur pour un engagement poussé de Washington dans la région sur le long terme. «D'une manière générale, plus ils sont actifs, mieux c'est», ajoute-t-il.

«Le public ne sait pas tout et c'est une bonne chose»

Si Avigdor Lieberman souhaite une présence plus accrue de son allié en Syrie, c'est parce qu'il n'est pas rassuré par l'état des forces en présence. «Au Nord, nous sommes confrontés aux Russes, aux Iraniens, ainsi qu'aux Turcs et au Hezbollah. Le public ne sait pas tout et c'est une bonne chose, mais c'est un engagement et un effort vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept.»

L'évolution de la situation en Syrie n'est pas non plus pour le rassurer. «En dépit de tout, Bachar el-Assad est en train de gagner la bataille», a-t-il estimé. Le responsable israélien regrette surtout que le vent ait tourné de façon spectaculaire concernant le président syrien : «Tout d'un coup, tout le monde se précipite pour se rapprocher de Bachar el-Assad.» Selon lui, même les pays occidentaux feraient désormais «la queue» pour gagner les faveurs du président syrien.

En ce qui concerne le conflit syrien, Israël n'a jamais caché son inquiétude de voir deux de ses principaux adversaires régionaux, l'Iran et le Hezbollah, consolider leur présence en Syrie. Considéré comme terroriste par l'Etat juif, le Hezbollah fait en effet partie des belligérants qui, notamment à proximité du Liban, combattent Daesh au côté des troupes de l'armée syrienne.

En raison de «projectiles égarés» s'étant abattus sur son territoire, l'armée israélienne a, à plusieurs reprises, pris pour cible l'armée de Damas ou attaqué des infrastructures militaires syriennes.

Récemment, Israël s'est distingué des autres pays de la région en apportant un soutien sans ambiguïtés au référendum pour la création d'un Etat kurde dans le Nord de l'Irak. De son côté, Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, avait accusé les Etats-Unis et Israël d'avoir orchestré le référendum, afin selon lui de diviser le Moyen-Orient. Il avait notamment affirmé que les deux pays souhaitaient plonger la région dans le chaos. Les Etats-Unis de leur côté, n'ont pas apporté de soutien officiel au référendum sur l'indépendance du Kurdistan, se déclarant favorables à un Irak «uni».

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