Chaise volante, empoignades et coups de poings : une bagarre générale éclate au parlement ougandais

Chaise volante, empoignades et coups de poings : une bagarre générale éclate au parlement ougandais© James Akena Source: Reuters
Le pugilat à l'intérieur du parlement ougandais le 26 septembre.

Un débat du Parlement ougandais sur la suppression de la limite d'âge du président (entre 35 à 75 ans dans le pays) a dégénéré en foire d'empoigne entre les partisans de la majorité au pouvoir et l'opposition.

Une impressionnante bagarre générale a éclaté lors d'une session du Parlement ougandais le 26 septembre, entre députés de la majorité et de l'opposition. Les caméras, nombreuses à avoir immortalisé l'événement, montrent empoignades et coups de poings maladroits entre parlementaires sous le regard affligé de la présidente de l'Assemblée, ayant renoncé à faire régner un semblant d'ordre. Un élu a même lancé une chaise, sans parvenir à toucher sa cible... 

A l'origine de cette rixe, la volonté de la majorité de modifier la constitution pour supprimer la limite d'âge nécessaire pour se présenter à l'élection présidentielle (comprise entre 35 et 75 ans dans le pays), sur fond de tensions politiques en Ouganda. Cette mesure permettrait en effet au président Yoweri Museveni, 73 ans, au pouvoir depuis 1986, de briguer un sixième mandat en 2021. 

Plusieurs élus du groupe d'opposition Forum pour le changement démocratique s'était rendus à la séance, qui s'annonçait tendue, arborant des couvre-chefs rouges en guise de protestation. Le pugilat a finalement éclaté lorsque le chef de file de l'opposition a accusé un ministre d'avoir apporté un pistolet au parlement.

Le même jour, des heurts entre la police et des centaines d'étudiants venus eux aussi défendre la constitution éclataient sur le campus de l'Université Makerere de Kampala, située à quelques centaines de mètres du parlement. Les manifestants ont érigé des barricades tandis que les forces de l'ordre ont procédé à des tirs de gaz lacrymogènes pour les disperser. Selon le porte-parole de la police de Kampala, 18 personnes ont été arrêtées, dont le leader de l'opposition Kizza Besigye, qui pourrait être poursuivi pour incitation à la violence.

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