Des réfugiés Somaliens et Ethiopiens espérant une vie meilleure débarquent dans un Yémen en guerre

Des migrants éthiopiens dans la ville yéménite d’HaradhSource: Reuters
Des migrants éthiopiens dans la ville yéménite d’Haradh

L’afflux de réfugiés au Yémen ne se tarit pas malgré les combats qui y font rage depuis fin mars. D’après les dernières statistiques du HCR, 10 500 nouveaux arrivants ont été enregistrés depuis le début du conflit.

«Depuis début 2015, plus de 37.000 réfugiés et migrants sont arrivés par la mer, mais sur ces 37.000, 10.000 sont arrivés depuis le 26 mars, soit un tiers depuis l'escalade du conflit», a déclaré ce mardi le représentant du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) Johannes Van Der Klaauw au cours du point de presse à Genève.

Le représentant a également souligné que la majorité des réfugiés et des migrants qui sont arrivés en recherche d’une nouvelle vie sont ressortissants d’Ethiopie ainsi que de Somalie et d'autres nationalités.

Quant au moyen qu’ils ont utilisé pour atteindre le pays, c’est la plupart du temps via la traversée maritime du Golfe d'Aden, qui représente un vrai danger : risques de noyade, d’exploitation, d’agressions sexuelles. Mais comme le conflit est toujours en cours, le HCR et ses partenaires ne sont pas capables d’accueillir les réfugiés dans de bonnes conditions.

Des campagnes d’informations sont organisées dans les villes de la Corne de l'Afrique considérées comme des points de départ, ayant pour but de décourager les gens à l’exode. Parallèlement, depuis le début du conflit, plus de 51 000 personnes ont fui le Yémen vers Djibouti, la Somalie, Oman, l'Arabie Saoudite et le Soudan, a fait savoir le HCR.

La raison pour laquelle ces gens cherchant une vie meilleure arrivent dans un pays où on compte 1 267 590 déplacés internes yéménites, consiste en leur ignorance du conflit, facilitée par le discours des passeurs qui leurs assurent que les combats ont déjà cessé et que la sécurité est rétablie.

L’agence a aussi noté que les Yéménites, à leur tour, se montrent très solidaires envers ces réfugiés. D’après le HCR 80% des déplacés (ce qui fait près de 800 000 personnes) sont accueillis par des familles sur place.

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