Des milliers de manifestants en Tchétchénie contre la persécution de musulmans en Birmanie (IMAGES)

Des milliers de manifestants en Tchétchénie contre la persécution de musulmans en Birmanie (IMAGES)© Capture d'écran d'une vidéo de YouTube / LIFE
Des centaines de milliers de manifestants à Grozny contre la persécution de musulmans en Birmanie

Une grande manifestation a lieu dans le centre de la capitale tchétchène en soutien à la minorité musulmane rohingya, en Birmanie. La veille, des musulmans s'étaient déjà rassemblés à Moscou devant l’ambassade birmane.

Plusieurs centaines de milliers de manifestants musulmans se sont rassemblés dans le centre de la capitale de la république russe de Tchétchénie, Grozny. La place de la grande mosquée de Grozny, surnommée «le Cœur de la Tchétchénie», était à peine suffisante pour accueillir tous ceux venus soutenir le peuple rohingya, minorité musulmane de Birmanie.

Au total, un million de personnes ont participé à la manifestation de Grozny, selon ses organisateurs cités par l'agence Interfax. A l'issue du rassemblement, qui s'est déroulé sans incident majeur, une déclaration des manifestants a été envoyée à Vladimir Poutine, l'appelant à «utiliser toute son influence dans le monde pour mettre fin au génocide des musulmans Rohingyas en Birmanie».

Kadyrov prêt à s’opposer à Moscou sur la question des Rohingyas

La veille, le président tchétchène Ramzan Kadyrov avait donné une conférence, retransmise en direct sur son compte Instagram, pour évoquer les violences visant les Rohingyas en Birmanie. Le dirigeant a notamment exprimé son soutien à cette minorité ethnique. Il a ajouté que, si Moscou choisissait de soutenir les autorités birmanes qui, selon lui, «commettent des crimes», il s’opposerait à la position de la Russie.

Plusieurs médias ont évoqué à cette occasion des informations, diffusées en mai 2017 par Reuters, selon lesquelles la Russie et la Chine auraient bloqué une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU condamnant les violences en Birmanie. Le porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a de son côté démenti. 

«Cette année, le Conseil de sécurité n’a pas examiné de résolution sur la Birmanie. Par conséquent, personne n’a pu la bloquer», a-t-elle déclaré dans un communiqué publié sur Facebook. Elle a noté que ce sujet avait cependant été évoqué lors de réunions à huis clos le 17 mars et le 30 août 2017, sans que les membres du Conseil n'arrivent à une position commune.

Maria Zakharova a également rappelé que le ministère russe des Affaires étrangères avait publié un communiqué sur les violences en Birmanie, faisant état des «préoccupations» de Moscou et appelant toutes les parties au dialogue afin qu'une «normalisation de la situation» soit possible.

La veille, une manifestation à Moscou

Près de 800 musulmans russes s'étaient déjà réunis le 3 septembre devant l’ambassade de Birmanie à Moscou pour exprimer leur soutien aux Rohingyas. Aucun incident n’a été enregistré.

Lire aussi : Des centaines de Russes manifestent à Moscou contre la persécution des musulmans en Birmanie

Quelques agents des forces de l’ordre avaient néanmoins été mobilisés pour surveiller cette manifestation au cœur de la capitale russe. Les participants ont affirmé à l’agence RIA Novosti être à l'origine d'une pétition adressée aux autorités birmanes et réclamant la fin des violences. «J’ai signé la pétition et j’ai demandé à mes frères de la signer afin d'être entendus», a déclaré un manifestant cité par l’agence.

«Allah Akhbar», «Les bouddhistes sont des terroristes», tels étaient les slogans entendus pendant la manifestation.

Les Rohingyas, majoritairement musulmans, sont chaque jour plus nombreux à fuir la Birmanie, pays bouddhiste, pour le Bangladesh. Ils sont près de 87 000 à avoir pris la route de l'exode après dix jours de violences. Ces dernières ont commencé avec l'attaque, le 25 août, d'une trentaine de postes de police par les rebelles de l'Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA), qui dit vouloir défendre les droits bafoués de la minorité.

L'armée birmane a répondu en lançant une vaste opération dans la région pauvre et reculée où vivent la majorité des Rohingyas, l'Etat de Rakhine. Bilan en dix jours selon l'armée birmane : 400 morts dont 370 «terroristes» rohingyas.

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