François Hollande et Angela Merkel évoquent le Grexit, l'Eurogroupe ne prend pas de décision

Angela Merkel (G) et François Hollande (G) montrent des divergences d'opinion sur le Grexit.© Philippe Wojazer Source: Reuters
Angela Merkel (G) et François Hollande (G) montrent des divergences d'opinion sur le Grexit.

Les chefs d'état des deux premières économies de la zone euro ont donné des opinions divergentes sur le Grexit, dimanche 12 juillet, alors que le sommet de l'Eurogroupe se terminait sans qu'aucune décision ne soit prise.

La zone euro est toujours dans l'impasse. Le nouveau sommet de l'Eurogroupe, qui devait évaluer les dernières propositions d'Athènes et estimer si les créanciers pouvaient débloquer un nouveau plan d'aide, n'est pas parvenu à trouver un accord.

Le sommet avait débuté, dimanche 12 juillet, sur fond de mésentente entre les pays de la zone euro. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, avait déclaré trouver «insuffisantes» les réformes proposées jeudi 9 par la Grèce. La Finlande, par la voix de son ministre des Finances, Alexander Stubb, avait marqué sa volonté de voir la péninsule hellénique quitter la zone euro.

La chancelière allemande Angela Merkel a affirmé qu'«il n'y aura pas d'accord à n'importe quel prix» pour sauver la Grèce, ajoutant que «le confiance et le fiabilité avec Athènes ont été perdues».

Une déclaration qui fait opposition à celle du président de la République François Hollande, qui a déclaré qu'«il n'y a pas de Grexit provisoire», signifiant que la Grèce restera ou quittera complètement la zone euro. Le président a également fait savoir qu'il voulait absolument parvenir à un accord avant ce soir, dans le cadre du sommet de l'Eurogroupe qui se tient à Bruxelles, dimanche 12 juillet.

Dans le reste de l'Europe, les opinions sont également divergentes. Dans le cas des durs, la chancelière allemande est rejointe par le Premier ministre maltais Joseph Muscat. Ce dernier estimant qu'«il y a limite à toute chose», laissant ainsi entendre qu'il prônait le Grexit, mais affirmant «espérer un accord».

Le président du parlement européen, l'allemand Martin Schulz, estime pour sa part qu'«il ne s'agit pas d'un accord, mais de la cohésion de l'Europe». «C'est la cohésion de tous», ajoute-t-il.

Très impliqué dans le processus de négociations, le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker a promis de «se battre jusqu'à la dernière milliseconde pour avoir un accord». Un optimisme partagé par son compatriote, le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel. «Notre but est de garder la Grèce dans la zone euro», a-t-il déclaré, précisant néanmoins qu'«il y des conditions».

De son côté, le Premier ministre slovène Miro Cerar donne une opinion également partagée : «ce que je vois dans ces négociations est un manque de confiance dans le gouvernement grec […] j'espère qu'on pourra rebâtir cette confiance d'une façon ou d'une autre», affirme-t-il, tout en déclarant que «c'est aux Grecs de prouver qu'ils sont dignes de confiance».

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