Plusieurs ministres démissionnent après un énorme scandale informatique en Suède

Plusieurs ministres démissionnent après un énorme scandale informatique en Suède© TT News Agency Source: Reuters
Le Premier ministre suédois Stefan Löfven

Le Premier ministre suédois a annoncé le remaniement de son gouvernement après la démission de deux de ses ministres. Un cyberscandale a éclaté dans le pays, après l'annonce de la diffusion de données sensibles en 2015.

Le ministre suédois de l'Intérieur Anders Ygeman a abandonné ses fonctions «à sa demande», selon Stefan Löfven qui s'exprimait lors d'une conférence de presse. Anna Johansson, ministre de tutelle de l'Agence publique des transports au cœur du scandale, est également débarquée. Le ministre de la Défense, également inquiété, reste quant à lui en place.

En cause, une énorme fuite de données concernant de nombreux citoyens suédois et qui a fait la une des médias locaux ces derniers temps.

A l'origine de cette crise, la décision de l'Agence publique de transports de Suède de confier le registre des permis de conduire à des techniciens n'ayant pas d'habilitation de sécurité et basés en République tchèque et en Roumanie, dans le cadre d'un contrat d'externalisation informatique.

L'identité d'agents des services de renseignement et d'autres personnes bénéficiant d'adresses et d'identités secrètes pourrait à cette occasion avoir été compromise, selon les médias suédois.

Le ministre n'aurait pas fait remonter ces informations à temps au Premier ministre, selon la presse locale. 

Pas de législatives anticipées en vue malgré la crise

L'opposition n'a pas fait savoir après la conférence de presse du Premier ministre si elle comptait toujours faire voter la destitution de son ministre de la Défense par le Riskdag, le Parlement monocaméral du pays scandinave.

Stefan Löfven n'a par ailleurs pas annoncé la tenue d'élections législatives anticipées, contrairement à ce que de nombreux commentateurs politiques attendaient, et a confirmé son intention de rester à son poste jusqu'à la fin de son mandat, en 2018.

«Je suis responsable devant mon pays. Cela ne rendrait pas service à la Suède de plonger le pays dans une crise politique», a-t-il déclaré.

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