L'ONU dénonce le «nombre effrayant de pertes civiles» dû aux bombardements de la coalition à Raqqa

- Avec AFP

L'ONU dénonce le «nombre effrayant de pertes civiles» dû aux bombardements de la coalition à Raqqa© Rodi Said Source: Reuters
Des civils évacuent la ville de Raqqa

La Commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie a jugé «excessives» les frappes de la coalition menées par Washington dans la province de Raqqa, où ses forces se heurtent à la résistance de l'EI. 300 civils ont été tués depuis le 1er mars.

Les enquêteurs de la Commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie ont décompté 300 civils tués par les frappes aériennes de la coalition internationale menée par les Etats-Unis depuis le 1er mars dans l'ensemble de la province de Raqqa.

«Les civils sont pris dans la ville [et] font face à la répression [de l'EI ainsi qu'aux effets des] frappes aériennes excessives», a déclaré aux médias le président de la Commission, Paulo Pinheiro.

«Nous avons enregistré le nombre de civils tués par les frappes de la coalition : 300 au total, dont 200 à Al-Mansoura [le 21 mars]», a affirmé Karen Abuzayd, un autre membre de la Commission.

S'exprimant un peu plus tôt devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, Paulo Pinheiro avait déclaré que les enquêteurs étaient «gravement préoccupés par le nombre croissant de civils qui périssent lors des attaques aériennes, dans les zones contrôlées par des factions extrémistes».

«Nous notons en particulier que l'intensification des frappes aériennes, qui ont préparé le terrain pour l'offensive des Forces démocratiques syriennes a entraîné non seulement un nombre effrayant de pertes de vies de civils mais a également conduit 160 000 civils à fuir», a-t-il ajouté. Les Forces démocratiques syriennes sont une alliance de combattants arabo-kurde appuyée par les Etats-Unis pour reprendre Raqqa aux djihadistes.

Récemment, la coalition internationale menée par les Etats-Unis avait été épinglée par l'organisation non gouvernementale Human Rights Watch (HRW), pour usage de munitions au phosphore blanc en Irak et en Syrie. «Peu importe comment il est utilisé, le phosphore blanc présente un risque élevé d'effets néfastes et durables sur les villes densément peuplées», s'était alarmé Steve Goose, directeur de la division Armes de HRW.

Conquis par les djihadistes en 2014, Raqqa est devenu le symbole des atrocités de Daesh ainsi qu'une base pour la planification d'attentats commis à l'étranger.

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