Une Américaine ayant publié des documents secrets de la NSA souhaitait «brûler la Maison Blanche»

- Avec AFP

Une Américaine ayant publié des documents secrets de la NSA souhaitait «brûler la Maison Blanche»© Lincoln County, Georgia, Sheriff's Office Source: Reuters
Reality Winner ne porte pas le président Donald Trump dans son coeur

Une jeune femme de 25 ans, accusée d'avoir transmis à un média des documents confidentiels d'une agence américaine de renseignement sur la Russie, a écrit dans une note vouloir «brûler la Maison Blanche», a rapporté un procureur.

Reality Winner a comparu le 8 juin devant un tribunal fédéral en Géorgie (Etats-Unis) et a plaidé non coupable de «rétention déterminée et transmission d'informations relevant de la défense nationale», a rapporté ABC News.

Le ministère de la Justice a annoncé le 5 juin l'arrestation de cette jeune Américaine en Géorgie, quelques heures après la publication, par le média en ligne The Intercept, d'un document de la NSA (National Security Agency).

Ce document révélerait que des pirates informatiques du renseignement militaire russe auraient tenté à plusieurs reprises de s'introduire dans les systèmes électoraux américains avant l'élection présidentielle du 8 novembre.

Reality Winner travaillait pour un sous-traitant de la NSA, comme Edward Snowden qui, en 2013, avait publié des documents de la NSA révélant l'ampleur des programmes de surveillance du gouvernement américain.

L'ancienne linguiste de l'US Air Force a été arrêtée le 3 juin.

Elle qualifie Donald Trump de «fasciste orange»

La police a découvert des notes en plusieurs langues au domicile de la jeune femme dont l'une disant «je veux brûler la Maison Blanche», a précisé le procureur général adjoint Jennifer Solari, selon la chaîne ABC News et le journal local The Augusta Chronicle.

Les réseaux sociaux fréquentés par la jeune femme révèlent une antipathie certaine pour le président Donald Trump, qu'elle qualifie notamment de «fasciste orange».

D'autres notes détaillent la manière d'accéder au «dark web», l'internet profond, ou listent les noms de responsables talibans.

Reality Winner, qui travaillait pour la société Pluribus International Corporation à Augusta, en Géorgie, maîtrisait le pachtou, le dari et le farsi, des langues parlées en Afghanistan, au Pakistan et en Iran.

Jennifer Solari a suggéré que la jeune femme pourrait détenir des secrets d'Etat.

Le juge Brian Epps a refusé de la libérer sous caution, ce qui veut dire que la jeune Américaine restera derrière les barreaux jusqu'à son procès.

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Le procureur a évoqué des éléments de preuve qui «font carrément peur», une caractérisation que l'avocat de Reality Winner, Titus Nichols, rejette, estimant que sa cliente n'a pas de passé violent et est simplement une jeune femme très à l'aise avec les nouvelles technologies.

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