Les Grecs voteront «Oui», prédisent les bookmakers

"Oui", dit l'autocollant sur la joue de cette manifestante à Athènes© Christian HartmannSource: Reuters
"Oui", dit l'autocollant sur la joue de cette manifestante à Athènes

A quelques jours du référendum en Grèce qui dira si oui ou non le peuple grec souhaite le maintien de la politique d'austérité en échange du plan de sauvetage, divers sondages et opérateurs de pari misent sur le «Oui».

Les derniers sondages suggèrent que la Grèce voterait pour l'accord liquide-pour-réforme proposé par les créanciers lors du référundum du 5 juillet. Ils évoquent notamment un changement d'esprit suite à la fermeture des banques et retraits d'espèces limités.

Un sondage réalisé par la GOP pour BNP Paribas suggère que le «Oui» serait en faveur avec 47,1% face aux 43,2% pour le «Non». Autre révélation, 60% des participants ont déclaré ne pas vouloir sortir de la zone euro.

Une autre enquête, celle de Reuters cette fois semblerait affirmer les mêmes résultats. En effet sur 21 investisseurs américains, 15 s’attendent à voir la Grèce accepter les termes du plan de sauvetage.

 «Les arguments en faveur du «Oui» grandissent chaque minute qu’un guichet automatique ne déverse pas d’argent», croit le chef d’investissement David Kotok de Cumberland Advisors en Floride.

Dans le même temps les sondages précédents suggéraient au contraire que les Grecs voteraient «Non». La suituation semble avoir changé suite à la mise en place du contrôle des capitaux et la fermeture des banques imposées par le Premier ministre Alexis Tsipras. Ces derniers événements ont été cruciaux au changement de décision des Grecs.

Même les opérateurs de pari suggèrent que le «Oui» est en faveur. Plus de 85% des paris placés en Irlande à Paddy Power annonçaient que les Grecs accepteraient les mesures d’austérité imposées par la BCE, la Commission européenne et le FMI.

Ainsi il semblerait que les Grecs votent ce dimanche pour les réformes imposées par les créanciers. Cependant tout ceci peut changer rapidement.

Le Premier ministre Grec a déclaré mercredi qu’il accepterait la plupart des conditions proposées par l’Eurogroupe. Lors de son discours télévisé adressé au peuple grec celui-ci a dit que le pays avait besoin de réformes mais pas celles proposées par les dirigeants internationaux. Il a donc appelé les Grecs à voter «Non» lors du prochain référendum.

Pourtant un «Non» au référendum ne signifierait pas la fin des négociations avec la Troïka mais serait plutôt un pas important vers un meilleur accord selon le Premier Ministre. Il a assuré que le référendum n’avait rien à voir avec la sortie de la Grèce de la zone euro. De même il a ajouté que les menaces d'expulser la Grèce de l’union monétaire était un bluff.

Le 30 juin la Grèce n’a pas remboursé les 1,6 milliards d’euros de dette qu’elle doit au FMI, devenant ainsi le premier pays développé à ne pas répondre à ses devoirs et obligations internationales.

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