Le voile de la discorde, une musulmane américaine porte plainte pour non respect de ses croyances

La plaignante devant l'établissement Advance America (capture d'écran ABC)
La plaignante devant l'établissement Advance America (capture d'écran ABC)

Cachez ce voile que je ne saurais voir! Une musulmane américaine a décidé de poursuivre pour discrimination la compagnie de prêt Advance America. Elle reproche à l'une des employés de l'établissement de l'avoir obligée à retirer son voile.

Raghdaa Ali ne décolère pas de sa mésaventure. Devant un guichet de Advance America, elle s'est vue indiquer par une employée un panneau signalant que chapeau et lunettes de soleil étaient interdits dans l'établissement. Puis l'employée lui a demandé de retirer son voile.

Devant cette injonction, Raghdaa Ali a allégué de ses croyances religieuses, du premier amendement qui les protège et a par conséquent refusé de retirer son foulard. L'employée a alors à son tour refusé de la servir.

Une plainte au plan fédéral

Une plainte contre Advance America a été déposée au plan fédéral par Raghdaa Ali. Selon elle, l'Etat du Michigan n'exige pas que le voile soit enlevé sur les photos de cartes d'identité ou sur les permis de conduire. Par conséquent, le règlement de la société qui interdit tout voile au sein de ses établissements serait illégal.

La plaignante s'est vue apporter le soutien du Conseil américain sur les relations avec l'Islam et du Comité américano-arabe contre la discrimination. 

En réponse à cette plainte, Advance America a publié un communiqué dans lequel la société défend son point de vue: « La sécurité de nos clients et de nos employés est de notre responsabilité et nous veillons à ce que toute personne entrant dans nos locaux soit facilement identifiable».

Si la société ajoute «respecter toutes les croyances religieuses et servir tous les clients avec dignité et respect», elle entend « défendre vigoureusement devant le tribunal la légitimité de sa politique de sécurité».

D'autres cas similaires

Toujours dans le Michigan, d'autres affaires impliquant aussi des femmes voilées ont alerté les défenseurs des droits civils. Ainsi Maha Aldhalimi poursuit la ville de Dearborn parce que la police de la ville l'aurait forcée à enlever son hijab sur la photo d'identification après son arrestation pour stationnement illégal.

Une autre femme voilée, Malak Kazan affirme que les agents de police de Dearborn ont violé le premier amendement qui garantit la liberté religieuse en la forçant à enlever son foulard, également lors de son arrestation.

Plus largement, la communauté musulmane, importante dans certaines municipalités du Michigan décrit des rapports de plus en plus tendus avec la police de l'Etat sur cette question du voile 

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