Juncker : «égoïsme et populisme ont pris le dessus» en Europe

Jean-Claude Juncker, capture d'écran
Jean-Claude Juncker, capture d'écran

Suite à l'annonce par le gouvernement grec de la tenue le 5 juillet prochain à Athènes d'un référendum sur les propositions des créanciers, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s'est exprimé ce midi à Bruxelles.

«Nos désaccords ont été dramatisés. On entend parler d'ultimatum et de chantage. Mais qui agit ainsi ?  D'où viennent ces menaces, ces phrases non terminées ?Vendredi dernier, nous étions une nouvelle fois déterminés à conclure le meilleur accord possible mais cet élan a été brisé d'une manière unilatérale par l'annonce du référendum et surtout sur la volonté de faire campagne sur le "non"», a déclaré Jean-Claude Juncker lundi midi.

«Cela [cette attitude] n'aide aucun citoyen européen et surtout pas les Grecs, qui ont besoin de voir plus clair dans ce qui se joue actuellement», a déploré le Président de la Commission européenne. «J'ai tout fait [...] nous ne méritons pas toutes ces critiques qui nous tombent dessus» a poursuivi Jean-Claude Juncker. Ce dernier qui a rappelé au début de son discours son long parcours au sein des institutions européennes, a avoué également s'être «senti trahi», ses efforts - et ceux des autres - n'ayant pas été «pris en compte».

«En Europe, aucune démocratie ne vaut plus qu'une autre. Et dans la zone euro il y a 19 démocraties, et non pas 18 contre 1. Ce n'est pas un jeu de poker-menteur, il n'y en a pas un qui gagne et un autre qui perd, soit on est tous gagnants soit on est tous perdants», a expliqué le président de la Commission qui a être profondément affligé et attristé par l'image que l'Europe a donné au monde ces samedi dernier. «Des égoïsmes, des jeux tacticiens, parfois populistes ont pris le dessus», a déploré Jean-Claude Juncker.

S'adressant directement au peuple hellénique, ce dernier lui a demandé de voter «oui» et ce «indépendamment de la question posée» de  lors du référendum qui doit se tenir en Grèce le samedi 5 juillet.  «Un "non" serait désastreux car cela signifierait un "non" à l'Europe», a martelé le président de la Commission. «Il ne faut pas se suicider parce que l'on a peur de la mort», a ainsi conclu Jean-Claude Juncker.

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