La communauté internationale divisée autour de la réponse à offrir à la contamination en Syrie

La communauté internationale divisée autour de la réponse à offrir à la contamination en Syrie© Shannon Stapleton Source: Reuters
Le vice-ambassadeur russe Vladimir Safronkov

Après les réserves exprimées par la Russie et la Chine sur le projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU suite à l'incident chimique en Syrie, des négociations sont en cours. La polémique continue de faire rage sur la scène internationale.

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  • La Russie n'a pas suspendu sa ligne de communication militaire avec les Etats-Unis, visant à éviter les accrochages entre les deux puissances en Syrie, ont indiqué des hauts responsables américains, selon l'agence Reuters.

    Ces hauts représentants ont ajouté qu'il n'y avait pas eu de mesure de rétorsion contre les Etats-Unis de la part de la Russie ou des autorités russes, à la suite de l'attaque américaine contre une base syrienne.

  • «L'Union européenne exhorte le Conseil de Sécurité des Nations Unies [à] condamner fermement l'attaque de Khan Cheikhoun et à assurer une enquête rapide, indépendante et impartiale au sujet de cette attaque», a déclaré l'Union européenne (UE) dans un communiqué cité par l'AFP. 

    L'organisation a également prôné une «transition politique authentique en Syrie».

  • Le Pentagone et la Maison Blanche auraient entamé ce 6 avril l'analyse des différentes hypothèses militaires s'offrant à Washington pour une éventuelle intervention armée en Syrie, selon une source officielle américaine citée par l'agence Reuters. 

    A bord de l'Air Force One, son avion présidentiel, le président américain a déclaré à des journalistes que «quelque chose doit être fait» pour Bachar el-Assad, sans préciser si le départ de ce dernier faisait partie de ses exigences. «Ce qu'il a fait est terrible», a-t-il ajouté.

  • «Un certain nombre d'éléments portent à croire que le régime d'Assad» est responsable de la contamination chimique en Syrie, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel lors d'une visite dans la ville de Bad Muskau, à l'est de l'Allemagne, selon un porte-parole de la chancellerie cité par l'AFP.

  • D'après Le Parisien, la France va envoyer, via la Turquie, 500 kilos de matériel de protection contre les produits chimiques (masques à gaz, combinaisons...)

    C'est l'Union des Organisations de secours et de soins médicaux qui distribuera ces équipements sur place. 

  • Le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu a vivement critiqué le soutien de la Russie au président syrien Bachar el-Assad.

    «Que la Russie protège ce régime, c'est une mauvaise chose au plus haut point», a déclaré Mevlüt Cavusoglu lors d'un entretien à la chaîne d'information NTV, ajoutant que personne ne pouvait «soutenir ce crime contre l'humanité». 

  • La France a mis en garde la Russie contre la «terrible responsabilité» à laquelle elle s'exposerait si Moscou décidait de poser son veto au projet de résolution demandant une enquête sur l'attaque chimique présumée en Syrie.

    «Nous nous sommes engagés dans des négociations de bonne foi pour adopter une résolution», a déclaré l'ambassadeur français à l'ONU François Delattre aux journalistes. 

    «Mais ne vous méprenez pas : nous avons besoin d'un texte robuste», a-t-il ajouté. 

    Interrogé sur la possibilité d'un veto russe, François Delattre a indiqué que«ce serait une responsabilité terrible face à l'histoire».

    Ce projet de résolution demande une enquête complète sur l'attaque chimique présumée sur Khan Cheikhun.

    Le texte enjoint également le gouvernement syrien de fournir aux enquêteurs des informations sur ses opérations militaires le jour de l'attaque.

  • L'ONU a confirmé la mort d'au moins 27 enfants dans l'attaque chimique présumée de Khan Cheikhoun en Syrie, qui a également fait 546 blessés parmi lesquels «un grand nombre d'enfants», selon un communiqué de l'Unicef.

    «Ces chiffres vont probablement augmenter», précise l'Unicef qui a déployé neuf ambulances et apporte son soutien à sept cliniques mobiles et hôpitaux de la région. Ce bilan provisoire de l'agence onusienne fait état d'une nombre de blessés significativement plus élevé que ce qui avait été rapporté jusqu'ici.

    «On ne peut pas permettre de continuer à tuer des enfants en Syrie», a réagi le directeur régional de l'Unicef, Geert Cappelaere. «Toutes les parties au conflit et tous ceux qui ont de l'influence sur ces parties doivent immédiatement mettre fin à cette horreur», a t-il demandé.

  • «Les résultats des premières analyses effectuées à partir des éléments prélevés sur les patients laissent penser qu'ils ont été exposés à un agent chimique [Sarin]», a indiqué le ministère turc de la Santé, dans un communiqué publié sur son site, ajoutant que plus de 30 personnes blessées en Syrie étaient hospitalisées en Turquie.

  • Au cours d'une conversation téléphonique avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Vladimir Poutine a jugé «inacceptable» la formulation «d'accusations non fondées contre qui que ce soit avant la mise en oeuvre d'une enquête internationale impartiale et minutieuse», selon le communiqué. Le président russe a qualifié l'attaque présumée d'«incident avec des armes chimiques».

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Alors que les membres du Conseil de sécurité des Nations unies tentent de s'accorder pour permettre le vote d'une résolution afin de lancer une enquête indépendante sur la contamination chimique qui a eu lieu à Khan Cheikhoun le 5 avril après un raid de l'aviation syrienne, le drame continue de susciter émotions et réactions sur la scène politique internationale. 

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