Günther Oettinger : le «Grexit» sera inévitable si on ne trouve pas de solution dans les 5 jours

Un manifestant antieuropéen grec Source: Reuters
Un manifestant antieuropéen grec

La Commission européenne ne souhaite pas que la Grèce quitte l’UE, mais cela pourrait bien être inévitable si on aucune solution n’est trouvée avant mercredi prochain, selon le commissaire européen allemand Günther Oettinger.

«Nous ferons tout notre possible jusqu’au 30 juin pour que les Grecs montrent leur intention de réformer», a dit à la radio Deutschlandfunk Oettinger, commissaire européen pour l’économie numérique et la société. «Le «Grexit» n’est pas notre but, mais il pourrait devenir inévitable s’il n’y a pas de solution dans les cinq jours à venir», a-t-il prévenu.

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Le nouveau gouvernement grec mène de difficiles négociations avec les prêteurs étrangers sur la restructuration de la dette du pays. Il a pris le pouvoir en promettant de mettre un terme à la douloureuse politique d’austérité soutenue par ses prédécesseurs, ce qui a eu pour conséquence beaucoup de problèmes économiques et sociaux pour la Grèce. Mais Athènes manque d’argent et ne peut pas payer sa dette nationale ce qui fait du «Grexit» et la faillite du pays un scénario possible.

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Ces derniers jours, le Premier ministre grec Alexis Tsipras négociait les réformes proposées par le FMI et les fonctionnaires européens que son gouvernement doit accepter de mettre en œuvre pour sécuriser une tranche de 7,2 milliards d’euros d’aide financière qui permettrait à la Grèce de payer une échéance de sa dette de 1,6 milliards d’euros au 30 juin.

La réunion de samedi des ministres des Finances de la zone euro sera «décisive» en ce qui concerne la situation de la dette grecque, a dit la chancelière allemande Angela Merkel lors d’une conférence de presse jeudi. «Nous disons, non sans y avoir bien pensé, que cette réunion de l’Eurogroupe a une importance décisive, en tenant compte qu’il reste très peu de temps et qu’un résultat doit être obtenu», a-t-elle répondu en esquivant la question sur un plan B possible pour éviter la faillite grecque.

L’impasse dans les négociations entre la Grèce et ses prêteurs sur la dette de 240 milliards d’euros se poursuit depuis six mois. Les craintes de faillite grecque ont provoqué une ruée sur les banques, les gens retirant en liquide des sommes record.

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