La Grèce rejette les contre-propositions «extrêmement généreuses» des créanciers

La Grèce rejette les contre-propositions «extrêmement généreuses» des créanciers© Yannis Behrakis Source: Reuters
Les négociations n’ont abouti à rien encor
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Les négociations cruciales entre la Grèce et les créanciers internationaux n’ont abouti à rien une fois de plus. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a rejeté de nouvelles propositions que l’Europe qualifie «d’extrêmement généreuses».

Après les longues négociations de mercredi à Bruxelles, le Premier ministre grec est parti sans parler aux journalistes. Athènes et les créanciers internationaux, le Fond monétaire international (FMI), la Banque centrale européenne (BCE) et la Commission européenne, n’ont pas réussi à trouver un terrain d'entente sur les propositions grecques des réformes. Par ailleurs, l’Eurogroupe a remis la prise de décision sur l’aide financière à la Grèce au jeudi.

Selon les institutions de prêt, le manque de propositions concrètes de la part de la Grèce est la principale pierre d’achoppement dans les négociations. Une telle attitude empêche tout progrès.  

«Nous avons l’impression qu’il reste encore beaucoup à faire», a admis le porte-parole du ministère allemand des Finances Martien Jaeger. Il a ajouté que les créanciers avaient fait des concessions «extrêmement généreuses» au gouvernement grec, et «c’est la Grèce qui doit faire quelque chose».

Les propositions des créanciers comportent de nouvelles réductions de salaires des employés du secteur public et une réforme des pensions. «La partie grecque ne peut pas s’entendre sur un tel cours. Ce sont des négociations très ardues», a déclaré un responsable du gouvernement grec à l’agence de presse AP.

En attendant, le Premier ministre grec Alexis Tsipras insiste que le plan de réformes grec, sur lequel les deux parties n'arrivent pas à s’entendre, évite la récession de la Grèce et équivaut aux propositions des créanciers. «Jamais il n'y a eun de refus des mesures compensatoires. Ni en Irlande ni au Portugal, nulle part ! Cette position étrange cache deux éventualités : soit elles (ces institutions) ne veulent pas d'accord soit elles servent des intérêts spécifiques en Grèce», a déclaré M. Tsipras.

 

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