Un magnat anglais de l'immobilier écarte les locataires de couleur à cause de «l'odeur de curry»

Un magnat anglais de l'immobilier écarte les locataires de couleur à cause de «l'odeur de curry»© Getty Image
La loi du marché est rude : un propriétaire britannique ne veut plus de locataires qui consomment du curry dont l'odeur est jugée trop tenace

Fergus Wilson est à la tête d'un empire immobilier. Habitué des polémiques après avoir affirmé que les femmes battues faisaient de piètres locataires, il récidive en excluant cette fois les «personnes qui consomment du curry».

Au Royaume-Uni, l'une des plus grosses agences immobilières spécialisées dans l'investissement locatif, Fergus Wilson, est empêtrée dans un scandale de taille. Un courriel envoyé en interne semble indiquer qu'elle pratiquerait une discrimination raciale assumée dans ses propriétés, excluant les personnes de couleur «à cause de l'odeur de curry».

Le patron de cet empire immobilier basé dans le Kent, Fergus Wilson, aurait en effet envoyé un message explicite à ce sujet à l'un de ses agents, évoquant «la persistance de l'odeur à la fin du bail».

Contacté par le tabloïd The Sunl'intéressé ne dément pas. «Je vous le dis honnêtement, nous sommes assaillis de personnes de couleur», assure-t-il au quotidien, précisant toutefois qu'il ne met pas tous les étrangers dans le même sac : «C'est un problème qui concerne certaines personnes de couleur, celles qui consomment du curry – ça s'incruste dans la moquette.» 

La référence au curry évoque sans doute possible l'importante communauté pakistanaise et indienne qui s'est installée sur l'île depuis une vingtaine d'années. Une clientèle dont semble ne pas vouloir Fergus Wilson, qui invoque des considérations très pragmatiques : «Il faut se procurer des produits chimiques pour enlever l'odeur, voire même, dans certains cas extrêmes, changer la moquette», affirme-t-il.

Fergus Wilson est un habitué des polémiques. Ce magnat de l'immobilier, âgé de 69 ans, avait déjà fait les gros titres de la presse britannique au début de l'année en affirmant qu'il ne voulait plus loger de femmes battues. «Les partenaires jaloux ou violents sont du genre à vous abîmer les portes en frappant dedans ou à vous faire des trous dans les murs avec leurs poings», avait-il estimé.

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