Un ex-militaire américain accusé de terrorisme pour avoir assassiné un sexagénaire noir

- Avec AFP

Un ex-militaire américain accusé de terrorisme pour avoir assassiné un sexagénaire noir© Capture d'écran du compte Twitter @Fr9266
James Jackson est proche d'une organisation suprémaciste blanche

L'ex-militaire interpellé pour le meurtre au couteau d'un sexagénaire noir fait désormais l'objet de deux chefs d'inculpation pour acte de terrorisme, en plus de celui de crime raciste, a indiqué le bureau du procureur de Manhattan, à New York.

Le suspect, James Jackson, «a rôdé dans les rues de New York pendant trois jours à la recherche d'une personne noire à assassiner, afin de lancer une campagne terroriste contre les habitants de Manhattan et les valeurs que nous portons», a indiqué le procureur Cyrus Vance, dans un communiqué.

«C'est avec toute sa présence d'esprit que la semaine dernière, il a mis son plan à exécution, sélectionnant au hasard un new-yorkais sur la seule base de la couleur de sa peau, en le poignardant à plusieurs reprises et publiquement dans une rue de Midtown,» a-t-il ajouté.

James Jackson, 28 ans, s'était présenté de lui-même au commissariat de Times Square le 22 mars pour livrer des aveux, un peu plus de 24 heures après son crime.

Un vétéran de la guerre d’Afghanistan

Assurant appartenir à un mouvement qui prône la suprématie blanche, il avait indiqué s'être rendu à New York en bus depuis Baltimore (est), car New York est «la capitale médiatique du monde» et qu'il souhaitait «faire parler de lui», avait déclaré vendredi William Aubry, responsable des enquêtes de la police de New York pour le quartier de Manhattan.

Le 20 mars au soir, dans le quartier de la gare des bus de Manhattan, il a selon la police frappé de plusieurs coups de couteau Timothy Caughman, 66 ans, qui vivait dans un refuge pour sans-abris à proximité.

Ancien militaire de 2009 à 2012, avec notamment à son actif un séjour en Afghanistan, James Jackson se serait servi d'un immense couteau d'assaut dont la lame atteignait 45 centimètres.

Sa victime a réussi à marcher jusqu'au commissariat de quartier, mais a été déclarée morte à son arrivée à l'hôpital.

Le maire de New York, Bill de Blasio, avait qualifié cet acte «d'attaque visant ce qui fait de cette ville la meilleure du monde : sa tolérance et sa diversité».

Les services du procureur avaient annoncé le lancement d'une campagne de promotion intitulée «Trop New York pour haïr» [Too New York To Hate], pour inciter victimes et témoins d'actes visant une communauté, une religion ou une ethnie à témoigner.

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