Les Grecs relâchent leurs émotions en graffitis

Les Grecs relâchent leurs émotions en graffitis© Yannis Behrakis Source: Reuters
Un graffiti à Athènes

L’art urbain, un nouveau moyen d’exprimer l’inquiétude ou l’attitude ironique envers la crise économique en Grèce.

Le sort de la Grèce est en jeu à Bruxelles où Athènes et les créanciers internationaux, le FMI, la BCE et la Commission européenne, envisagent de conclure un accord pour éviter un potentiel Grexit. Les deux parties sont dans une impasse dans les négociations sur la dette grecque qui s'élève à 240 milliards d’euros. Dans le même temps, Athènes espère d’obtenir la tranche de 7,2 milliards d’euros pour rembourser une partie des intérêts de la dette à ses créanciers.

L’économie grecque affaiblie par les mesures d’austérité n’est pas en bonne forme. Selon les données de l’association américaine d'information économique Conference Board, l’économie grecque a chuté de 26% au cours des six dernieres années. C’est le pire indice parmi les pays développés au cours des 65 dernières années et la crise la plus profonde n’ayant pas été provoquée par la guerre ou des changements radicaux dans le paysage politique. Seul le Zimbabwe a connu une situation pire lors d'une hyperinflation entre 1998 et 2008. En plus, le niveau de chômage parmi les jeunes est le plus haut de toute la zone euro : plus de la moitié des jeunes de moins de 25 ans sont sans emploi.

Mais malgré cette situation déprimante, les Grecs relâchent leurs émotions en faisant du graffiti, cet art urbain très populaire  à Athènes.

Les graffitis les plus populaires sont ceux qui accusent les pays riches européens de la crise en Grèce.

L’Allemagne et la chancelière Angela Merkel apparaissent particulièrement souvent sur les murs des villes grecques.

Un autre sujet qui inquiète les grecs (comme tout le monde, d'ailleurs) est celui du Grexit, une sortie potentielle de la Grèce de la zone euro, qui peut entraîner des conséquences imprévisibles.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras est un personnage très souvent dessiné. Il reste populaire parmi les Grecs qui ont voté pour son parti Syriza en janvier dernier.

D’autres graffitis représentent un appel aux dirigeants européens à manifester leur compassion envers un pays européen plongé dans la crise.

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