Une soirée en soutien aux Casques blancs interrompue par une manifestation anti-guerre

Une soirée en soutien aux Casques blancs interrompue par une manifestation anti-guerre© Alex Rubinstein

Une douzaine d'hommes, appelant à mettre une terme à la guerre en Syrie, se sont introduits dans une soirée en soutien aux Casques blancs, le groupe humanitaire syrien controversé à l'origine d'un documentaire primé par l'Oscar de sa catégorie.

«Les Casques Blancs c'est de la propagande américaine !», «Pas de bases américaines en Syrie !», «Les militaire américains sont derrière tout ça !», voilà ce qu’ont crié plusieurs personnes en forçant la porte d’un concert à Grand Central Station, à New York, organisé en soutien au groupe humanitaire Casques blancs. En brandissant des pancartes, les manifestants ont appelé les Etats-Unis à se retirer du conflit syrien, tout comme les autres pays.

«Nous sommes ici parce que les Casques blancs sont une tentative du gouvernement américain pour susciter du soutien envers leur intervention en Syrie. Nous sommes contre l’intervention en Syrie, ou dans tout autre pays du monde. Et nous pensons qu’il était important de manifester contre l'intervention américaine», a déclaré à RT l’un des manifestants.

Le 3 mars, des dizaines d’hommes et de femmes se sont rendus à une réception à Grand Central Station afin de saluer et soutenir le travail des Casques blancs, sur lesquels tous les projecteurs sont braqués après l'attribution de l'Oscar du meilleur court-métrage documentaire au film The White Helmets («Les Casques Blancs») d'Orlando von Einsiedel, le 26 février à Los Angeles.

Le film de 40 minutes présente le «travail périlleux de ces bénévoles qui bravent les bombes pour secourir des civils dans le carnage de la guerre civile syrienne». Principalement financée par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France, l'organisation humanitaire a bénéficié d'une certaine exposition médiatique en Occident, en dépit des accusations régulièrement portées à son encontre, notamment concernant ses liens avec des groupes terroristes, dont le Front al-Nosra, ainsi que son véritable rôle sur le terrain.

Le prix décerné au court-métrage a aussi suscité des interrogations, notamment auprès du géopolitologue Patrick Henningsen : «Le film en lui-même n'est pas un véritable documentaire, puisque l'intégralité des images utilisées ont été fournies aux producteurs par les Casques blancs eux-mêmes : l'équipe de production chez Netflix n'a filmé aucune des prétendues scènes de sauvetage.»

Lire aussi : Le documentaire controversé sur les Casques blancs récompensé aux Oscars 

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